S'étoit toutefois rendue. {Ms. J7, réd. i
10. Sur le siège de Saintes, qui dura du 6 au 10 mars, voyez les Souvenirs du règne de Louis XIV.^ par le comte de Cosnac, tome I,
MÉMOIRES. [i652] 31i
assiégé, étoit près de suivre* Texemple de Xainlcs". Monsieur le Prince fut encore informé que le marquis de Saint-Luc* assembloitun corps pour s'opposer à celui de M. le prince de Conti, qui avoit pris Caudecoste * et quelques autres petites villes peu importantes **. Cette dernière nouvelle étoit la seule où il pouvoit apporter quelque remède ; mais, comme le marquis de Saint-Luc étoit encore éloigné de M. le prince de Conti, il crut ne devoir pas passer dans la haute Guyenne, sans être informé plus particulièrement de Tétat des aflfaires de Bourdeaux, et pour cet effet il manda ^ à Madame la Princesse et à Mme de Longueville de se rendre à Libourne, où il arriva en même temps qu'elles. Il y demeura un jour seulement, et y donna les ordres^ qui dépendoient de lui, pour empêcher le progrès® du mal que la division commençoit de faire naître dans son parti et dans sa famille ' .
Il partit ensuite avec *^ le duc de la Rochefoucauld, pour aller joindre le prince de Conti, qui étoit avec ses
p. 424-432. La ville capitula aux mains de du Plessis-Bellière et de Montausier.
1 . *Taillebourg étoit assiégé et près de suivre. {Ms, H, réd. i eti.)
2. Taillebourg capitula en effet dans les derniers jours de mars.
3. François d'Epinay, marquis de Saint-Luc, lieutenant du Roi en Guyenne et gouverneur de Montauban, mort en 1670. Voyez sur la famille Saint-Luc une historiette de Tallemant des Réaux, tome IV, p. 244-252.
4. Bourg de Gascogne (Lot-et-Garonne), à deux lieues d'Agen. Il avait été pris le 2 février ; voyez V Histoire de la guerre de Gujenne, par Balthazard, p. 3i4.
5. Et quelque autre petite ville peu importante. (Mî.^, rcW. leta.)