Et y laissa. {Ms. II j réd. i
MÉMOIRES. [i6j2] 335
ses troupes seroit arrivé. Il partit, à Tlieure même, avec le duc de la llochefoucauld, et, bien que le chemin fût long et fort mauvais \ il arriva devant le jour à un pont^ où les ennemis avoient un corps de garde de douze ou quinze maîtres'; il les fit pousser d'abord : ceux qui se sauvèrent* donnèrent falarme à toutes leurs troupes et les firent monter à cheval. Quelques escadrons firent ferme près de Miradoux ; mais il les chargea et les rompit sans beaucoup de peine. Il y eut^ six régiments de défaits. On prit beaucoup d'équipage et de prisonniers, et le reste ^ se retira à Miradoux. Cette petite ville est située sur la hauteur d'une montagne, dont elle n'occupe que la moitié. Elle n'a pour toutes fortifications qu'un méchant fossé et une simple muraille, à laquelle ^ les maisons sont attachées. Dès que le jour fut venu, le marquis de Saint-Luc mit toutes ses troupes en bataille dans l'esplanade qui est devant la porte delà ville; Monsieur le Prince attendit au bas de la montagne celles que M. le prince de Conti lui amenoit : elles arrivèrent bientôt après; mais, comme la montée est assez droite et fort longue, et que les terres y sont grasses en hiver,