I. Ils eurent facilité. {Ms. H^ réd. i et a
1. Et non Marins^ comme porte l'édition de 1804. Marin Sainte- Colombe, capitaine au régiment de Saint-Simon en i644i maréchal de bataille à l'armée de Catalogne en 1645, était en lôSa maréchal de camp.
3. D'une famille lorraine, celle de Stainville, d'où sortit, au siècle suivant, le marquis de Choiseul.
4. *Sans munitions. {Ms. //, réJ. i et a.) — Il y a de même le pluriel au ms. H, ci-après, p. 337, ligne 5.
336 MÉMOIRES. [i6j2]
dre, et réparer en quelque sorte* la honte du jour précédent, que de l'augmenter par une telle capitulation. Ils trouvèrent que les habitants avoient des vivres, et ■
jugeant bien que Monsieur le Prince n'étoit pas en état J de faire des lignes ^, ils crurent qu'on pourroit aisément V leur faire porter de la poudre, de la mèche et du plomb. En efFet, le marquis de Saint-Luc y en fit entrer la nuit suivante, et continua toujours de les rafraîchir des choses nécessaires, tant que le siège dura, quelque soin qu'on pût prendre pour T empêcher. Cependant Monsieur le Prince renvoya Monsieur son frère à Bourdeaux, et connut bientôt qu'il eût mieux fait de recevoir Miradoux aux conditions qu'on lui avoit offertes, que de s'engager à un siège, manquant, comme il faisoit, de toutes choses, et n'étant pas même assuré d'avoir du canon. Néanmoins, comme on est souvent obligé de continuer de sang-froid ce qu'on a commencé en colère, il voulut soutenir son dessein jusqu'au bout, croyant étonner les ennemis et qu'il en feroit un exemple. Il tira donc d'Agen deux pièces, une de dix-huit livres, et l'autre de douze, avec un petit nombre de boulets de calibre ; mais il crut qu'il y en auroit assez pour faire brèche et les emporter d'assaut, avant que' le comte d'Harcourt, qui marchoit à lui, pût être arrivé*. En effet, on prit des maisons assez près de la porte, où on mit les deux pièces en batterie ; elles firent d'abord beaucoup d'effet dans la muraille ; mais