‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 383 sur 610 · A l'armée de Nemours et de Bcaufort · texte numérisé non relu

A l'armée de Nemours et de Bcaufort

3. De quitter la Guyenne. Il lui représentoit le besoin que l'armée avoit de sa présence; que, se détruisant, toutes ses ressources étoient perdues, et que, faisant, etc. {Ms. //, réd. i et 2.)

4. Voyez à ce sujet V. Cousin, Madame de Longueville pendant la Fronde^ p. 111-118.

5. A la place de ce commencement d'alinéa et des deux phrases qui terminent le précédent, les anciennes éditions n'ont que ces mots : « Chavigny, de son côté, n'avoit pas de moindres desseins : il prétendoit, etc. »

6. Ne s'arrêtoient pas encore là. {Ms. //, réd. 2.) — **Ne s'arrêtoient pas là. {Ms. //, réd. i.)

MÉMOIRES. [i652] 347

ment de la guerre, il avoit pris des mesures pour être négociateur de la paix des Princes, et s'étoit uni avec le duc de Rolian, croyant qu'il lui pouvoit être* également utile auprès de ^lonsieur et auprès de Monsieur le Prince ' ; il croyoit aussi avoir pris toutes les précautions nécessaires vers le Cardinal, par le moyen de M. de Fabert*, gouverneur de Sedan; et comme il ne mettoit point de bornes à son ambition et à ses espérances, il ne douta point qu'en faisant la paix particulière, il ne fût choisi pour aller avec le Cardinal conclure la générale*. Il crut aussi qu'en se servant de la considération que Monsieur le Prince lui pouvoit donner ^ parmi les EspaiT^nols, il auroit tout le mérite des bons succès, et que le Cardinal, au contraire , seroit chargé de la honte et du blâme des mauvais événements®, et qu'ainsi il rentreroit dans les affaires, ou avec la gloire d'avoir fait la paix, ou avec l'avantage d'avoir fait connoître que le Cardinal Tauroit rompue. Monsieur le Prince se laissa persuader facilement à ce voyage par les raisons que lui avoit écrites M. de Cliavigny; mais le principal motif qui l'y porta fut l'impatience de quitter la Guyenne, dans un temps où le petit nombre et la foiblesse de ses troupes l'obligeoient sans cesse à lâcher le pied devant le comte d'Harcourt. En effet, la guerre' se soutenoit alors dans la Guyenne par la seule vigilance et la réputation

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