‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 391 sur 610 · Voyez plus haut, la note 5 de la page · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, la note 5 de la page

10. Il vaut la peine de citer encore ici le texte des plus anciennes

MÉMOIRES. [i652] 353

sentiments de ^ïme de Longiieville et de sa conduite *, n'en étoit pas, dans son cœur, plus avantageusement persuadé ; il savoit ce que rengagement qu'elle avoit eu avec le duc de Nemours avoit pensé produire contre les intérêts du parti', et il craiji^noit' qu'elle ne fût capable de prendre de nouvelles liaisons qui pourroient peutêtre causer encore de plus grands désordres*.

Ce qui augmentoit l'embarras '^ où se trouvoit alors Mme de Longueville, c'est qu'elle ne croyoit pas se pouvoir réconcilier^ avec son mari, par les mauvais offices qu'on lui avoit rendus auprès de lui, et par l'impression qu'il avoit qu'elle n'eût trop de part à cette guerre'. Elle avoit aussi tenté inutilement de se raccommoder

éditions (1662-1688) : a Elle (la duchesse de Longueville) savoit de plus que, si le prince de Condé parloit moins que lui de sa conduite, il n'en étoit pas plus avantageusement persuadé. Il étoit averti du dessein qu'elle auroit eu de ruiner son parti, par des voles fort extraordinaires, pour les intérêts du duc de Nemours, et craignoit que, si une même préoccupation lui prenoit pour un autre, elle ne fût capable de se porter aux mêmes extrémités si celui-là le desiroit. j)

I. De sa conduite dans le parti. {Ms. H, réd. i et a.) a. Il savoit son engagement {la liaison (jumelle avoit faite^ réd. i) avec le duc de Nemours, et ce qu'il (ce qu'elle^ réd. i) avoit pensé produire contre ses propres intérêts. (Ms. i7, réd. i ef a.)

Page 1