‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 401 sur 610 · Ce canal, commencé par Sully, avait été achevé en · texte numérisé non relu

Ce canal, commencé par Sully, avait été achevé en

MÉMOIRES. Li652] ^Gi

(le doux ou trois régiments de cavalerie qui vcnoienl au lo«;enient en ce lieu-là, et, comme les corps y arrivoient par dilFérents côtés, il étoit encore plus didlcile de prendre un chemin assuré. Chavaignac*, qui connoissoit près de là un gentillionune nommé la Bruslerie, le voulut aller chercher, avec le comte de Guitaut, pour prendre dans sa maison quelt]ue chose à manger, et le porter à Monsieur le Prince, qui cependant n'avoit pu demeurer au lieu où on Tavoit laissé , à cause de l'arrivée de ces troupes. Il avoit déjà envoyé' son valet de chamhre à Chàtillon^, pour avertir le concierge de tenir la porte du parc ouverte, et, n'ayant * avec lui que le duc de la Rochefoucauld et le prince de Marcillac, ils prirent'' le chemin de Chàtillon. Le prince de Marcillac marchoit

1 . Tout ce passage commençant par : « Chavaignac », et finissant, a5 lignes plus loin (p. 363), par « deux autres gentilshommes », manque dans le ras. H (red. i). Il est l'objet d'un renvoi à une addition écrite, de la main du correcteur, sur un feuillet attaché à la fin du volume. Nous donnons les variantes qu'offre cette addition, comparée à notre texte.

2. Dans ce récit, la rédaction définitive et la seconde du ms. H sont plus courtes que celle des anciennes éditions, qui rapportent

ici un incident de plus : « le voulut aller chercher, et mena

Guitaut avec lui, pour porter quelque chose à manger au prince de Condé; mais, comme cette journée-là étoit destinée aux aventures, dans l'instant que Chavaignac sortoit de cette maison pour aller diercher le maître et pour dire à Guitaut d'y entrer, un officier des régiments que j'ai dit y arriva, et tout ce que put faire la maîtresse de la maison, dans la crainte de voir arriver du désordre chez elle, par la rencontre de gens de différent parti, fut d'envoyer sa fille au-devant de Guitaut, pour l'avertir qu'il étoit entré chez elle un officier des troupes du Roi. Comme cela se passoit ainsi Monsieur le Prince, qui attendoit des nouvelles de Chavaignac et de Guitaut, n'avoit pu demeurer au lieu où ils l'avoient laissé, à cause de l'arrivée des troupes. Il avoit envoyé, etc. »

3. Il s'agit ici du château de la duchesse de Chàtillon en cette ville.

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