Cette déroute. (Ms. H, réd. i et
3. Turenne s'était borné d'abord à venir au milieu de la nuit, avec quelque infanterie, pour voir les choses par ses yeux et pour soutenir, s'il en était encore temjjs, le maréchal d'Hocquincourt, sans trop se mettre en peine d'une attaque qu'il croyait faite par le duc de Nemours; mais en apercevant, aux vestiges de la lutte, avec quelle
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velle le fit retourner à son infanterie, qui s'étoit débandée pour piller, et, après avoir rallié ses troupes, il marcha vers M. de Turenne, qui mit son armée en bataille dans de fort grandes plaines \ et plus près que de la portée du mousquet^ d'un bois de très-grande étendue, par le milieu duquel T armée de Monsieur le Prince devoit passer pour aller à lui. Ce passage étoit^ assez large pour y pouvoir faire marcher deux escadrons de front; mais, comme il étoit fort marécageux, et qu'on y avoit fait plusieurs fossés pour le dessécher, on ne pouvoit arriver à la plaine qu'en défilant. Monsieur le Prince, la voyant occupée par les ennemis, jeta son infanterie à droit* et à gauche dans le bois qui la bordoit, pour les en éloigner. Cela fit l'effet qu'il avoit désiré ; car M. de Turenne, craignant d'être incommodé par la mousqueterie , quitta son poste pour en aller prendre un qui étoit un peu plus éloigné , et plus élevé que celui de Monsieur le Prince^. Ce mouvement^ fit croire à Monsieur le Prince qu'il se retireroit vers Gien, et qu'on le déferoit aisément dans le désordre de sa
hardiesse et quel ensemble l'affaire avait été conduite, il s'écria, dit-on : « Ali ! Monsieur le Prince est arrivé ; » et il prit alors sérieusement ses dispositions. Voyez V. Cousin, Madame de Longueville pendant la Fronde^ p. 122.
1. Entre Bleneau (Yonne) et Ozouer-sur-Trézée (Loiret), à la limite des départements actuels du Loiret et de l'Yonne.