Qu'il avoit défaites la nuit. {Ms. /T, réd. i et i
2. **Dans la même plaine où il étoit. {Ms. /f, réd. i.j — Ce fut , on le sait , sur le champ de bataille de Bleneau que Turenne et Condé se trouvèrent, pour la première fois, engagés l'un contre l'autre. Tous deux se montrèrent, en cette occasion, également admirables, et comme capitaines et comme soldats. Outre le récit de la Rochefoucauld, nous avons cinq autres relations contemporaines de cette affaire, par Tavannes, Gourville, Navailles, Ramsay et Turenne lui-même. — Voyez, dans la xiv« des Réflexions diverses (tome I, p. 320-32 2), le parallèle de Turenne et de Condé par la Rochefoucauld, et comparez avec le portrait des deux mêmes capitaines par Saint-Evremond , OEuvres mêlées (édition de M. Charles Giraud), tome II, p. 233.
3. **Pour aller. {Ms. //, réd. i et i.) — Condé arriva à Paris le II avril.
4- L'armée, ainsi abandonnée à des capitaines de second ordre, ne pouvait plus rien faire de grand ni d'efficace. Condé seul, et
Ce retour à Paris étoit d'une assez grande importance pour être examiné avec plus d'attention qu'il ne le fut; mais le plaisir d'y être reçu avec l'applaudissement que méritoit le succès d'un si périlleux voyage et de cette victoire fit vraisemblablement approuver à Monsieur le Prince le conseil de M. de Cliavigny, qui le donnoit moins pour l'intérêt du parti que pour le sien propre. Il vouloit être appuyé de la présence et de l'autorité de Monsieur le Prince pour occuper la place que le cardinal de Retz tenoit auprès de M. le duc d'Orléans, et profiter de la bonne disposition du Parlement, qui avoit donné un arrêt par lequel il mettoit à prix la tête du cardinal Mazarin * . Il espéroit encore de se rendre également considérable à ces deux princes, en persuadant à l'un et à l'autre qu'il étoit le véritable moyen de leur union ; mais, ce qui le flattoit le plus, c' étoit l'espérance secrète de réussir dans les vues que Fabert lui avoit données, et dont j'ai déjà parlé ^. Enfin Monsieur le Prince suivit l'avis de Cliavigny, et il fut reçu à Paris avec tant de démonstration de joie , qu'il ne crut pas avoir sujet de se repentir de son voyage ^.
«ncore! était capable d'achever ce qu'il avait commencé. Cette faute militaire de Monsieur le Prince était, du reste, la conséquence nécessaire de la faute politique énorme qu'il commettait en s'éloignant de la Loire sans avoir écrasé Turenne , et en quittant les champs de bataille, où était sa force, pour s'engager dans cet « abîme de négociations » dont parle plus loin la Rochefoucauld (p. 378), et dans des intrigues pour lesquelles il n'était point fait.