‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 432 sur 610 · Pour le dédommager. (Ms. H, réd. ï et · texte numérisé non relu

Pour le dédommager. (Ms. H, réd. ï et

2. Le Pont-de-Cé ou les Ponts-de-Cé , petite ville d'Anjou (Maine-et-Loire), à un peu plus d'une lieue d'Angers,

3. Le maréchal Jacques-Nompar de Caumont , plusieurs fois nommé, qui mourut à peu près sur ces entrefaites, le 10 mai i652.

4. Sainte -Foy-la-Grande, petite ville de Guyenne (Gironde), sur la rive gauche de la Dordogne, à une dizaine de lieues est de Libourne.

5. Sur Henri-Nompar de Caumont, marquis de Castelnau, second fils du maréchal Jacques de la Force, voyez ci-dessus la note 4 delà page 329. — Mme de Chatillon, non mentionnée dans cet acte officiel, n'était pourtant pas oubliée : Mademoiselle (tome II, p. 85) dit qu'elle devait toucher cent mille écus. Mme de Longueville, il faut le dire à son honneur, ne fit, pour sa part, aucun marché. — Sur ces demandes des Frondeurs, voyez un passage de la pièce déjà citée : la Vérité toute nue {Choix de Mazarinades^ tome II, p. 4^9 et suivantes) : a Cela se peut-il nommer, y est-il écrit (p. 43 1), un accommodement de Monsieur le Prince avec le Roi ? Et ne seroit-ce pas plutôt un véritable partage de l'Etat entre le Roi et Monsieur le Prince, puisqu'il deviendroit par ce moyen duc de Guyenne, comte de Provence,... distributeur des gouvernements,... également puissant sur la terre et sur la mer, etc.? »

chevalier de l'Ordre à la première promotion, dont il lui sera donné un brevet '.

Moyennant tout ce que dessus, on promet de poser les armes, et consentir de bonne foi à tous les avantages de M. le cardinal Mazarin, à tout ce qu'il pourra faire pour sa justification , et à son retour même dans trois mois, ou dans le temps que Monsieur le Prince, après avoir ajusté les points de la paix générale avec les Espagnols, sera arrivé au lieu de la conférence avec les ministres d'Espagne, et qu'il aura mandé que la paix sera près d'être signée, laquelle néanmoins il ne signera qu'après le retour de M. le cardinal Mazarin; cependant, que l'argent mentionné par le traité sera donné avant son retour.

Le Cardinal écouta les propositions de Gourville, et V parut très-facile' , soit qu'il eût véritablement l'intention de les accorder', ou qu'il voulût* découvrir les sentiments du duc de Bouillon sur ce qu'on lui proposoit, particulièrement sur l'article de sa sortie hors du Rovaume : il vouloit juger' par là si le duc de Bouillon essaveroit de se prévaloir de son absence, ou s'il demeureroit ferme dans ses intérêts; mais le duc de Bouil-

I. Les anciennes éditions ajoutent : « avec une somme de cinquante mille ëcus pour acheter un gouvernement. »

3. M Le Cardinal ëcouta les propositions de Gourville, et y parut facile. » {Mémoires de Mme de Motteville^ tome IV, p. 8.)

3. Mademoiselle dit (tome II, p. 85 et 86) que les Frondeurs, tout occupés de leurs négociations, ne songeaient plus a — à faire des recrues ni des troupes nouvelles, » et que Mazarin « amusoit toujours ces zélés pour leur intérêt plus que pour le parti et pour Monsieur le Prince, quoiqu'il les honorât de ses bonnes grâces, et cependant il faisoit venir des troupes de tous côtés. »

4. Ce passage est fort abrégé dans les anciennes éditions : or ou qu'il voulut que les difficultés vinssent d'ailleurs; mais le duc de Bouillon, qui craignoit que la paix, etc. »

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