Par leur intérêt particulier. (Ms. //, réd. i et
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pour faire la paix, ou pour continuer la guerre \ et tout ce qu'il y a de plus raffiné dans la politique ^ étoit exposé aux yeux de Monsieur le Prince, pour l'obliger à prendre Tun de ces deux partis, lorsque Mme de Cliâtillon^ lui fit naître le désir de la paix par des moyens plus agréables. Elle crut qu'un si grand bien de voit être l'ouvrage de sa beauté; et, mêlant de l'ambition avec le dessein de faire une nouvelle conquête, elle voulut en même temps triompher du cœur de Monsieur le Prince, et tirer de la cour les avantages de la négociation. Ces raisons ne furent pas les seules qui lui donnèrent ces pensées. Un intérêt de vanité et de vengeance y eut autant de part * que le reste. L'émulation que la beauté et la galanterie produisent souvent parmi les dames, avoit causé une aigreur extrême entre Mme de Longueville et Mme de Cliàtillon. Elles avoient longtemps caché leurs sentiments; mais enfin ils parurent avec éclat de part et d'autre; et Mme de Cliàtillon ne borna pas seulement sa victoire à obliger M. de Nemours de rompre la liaison^ qu'il avoit avec Mme de Longueville : elle voulut ôter aussi à Mme de Longueville® la connoissance des affaires, et disposer seule de la conduite et des intérêts de Monsieur le Prince. Le duc de Nemours, qui avoit beaucoup d'engagements avec elle, approuva ce dessein. Il crut que, pouvant régler la conduite de Mme de Chà-