‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 439 sur 610 · Elle voulut encore lui ôter. {Ms. //, réd. i · texte numérisé non relu

Elle voulut encore lui ôter. {Ms. //, réd. i

MÉMOIRES. [i652] 391

tlllon envers Monsieur le Prince*, elle lui inspireroit les sentiments qu'il voudroit*, et qu'ainsi il disposeroit de l'esprit de Monsieur le Prince, par le pouvoir qu'il avoit sur celui de Mme de Cliàtillon. Le duc de la Rocheloucauld, de son coté, avoit alors plus de part que nul autre ^ à la confiance de Monsieur le Prince, et se trouvoit eu même temps dans une liaison étroite avec le duc de Nemours et Mme de Cliàtillon. Il connoissoit l'irrésolution de Monsieur le Prince pour la paix; et, craignant, ce qui arriva depuis*, que la cabale des Espagnols et celle de Mme de Longueville ne se joignissent ensemble pour éloigner Monsieur le Prince de Paris, où il pouvoit traiter tous les jours sans leur participation, il crut que l'entremise de Mme de Cbàtillon pouvoit lever tous les obstacles de la paix. Dans cette pensée, il porta Monsieur le Prince à s'engager avec elle, et lui donner la terre de Marlou en propre ^. Il disposa aussi Mme de Cliàtillon à nu'nager Monsieur le Prince et M. de Nemours, en sorte qu'elle les conservât tous deux, et il fit approuvera M. de Nemours cette liaison, qui ne lui devoit pas être suspecte, puisqu'on vouloit lui en rendre ^ compte, et

I, -J-Vers Monsieur le Prince. {Ms. H^ réd. i et 2.) 1. ** Qu'il lui voudroit donner. {Ms. /T, réd. i.)

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