‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 467 sur 610 · Se préparoit de faire. (Ms. II, réd. i et · texte numérisé non relu

Se préparoit de faire. (Ms. II, réd. i et

8. Qui avoient été jusque-là spectateurs. (Ms. II, réd. i et 2.) — Voyez ci-dessus, la note 4 <J<^ I^ I^«igp 4o4-

MÉMOIRES. [1662] fil)

lui, aiit^mentoit* encore rirrésolution et le trouble de son esprit, en formant des difïîcultés sur tout ce qu'il pro[)osoit ' ; d'autre part, la porte Saint-.Vntoine étoit gardée par une colonelle de l)ourgeois'*, dont les olFiciers, (pii étoient gagnés de la cour, empèchoient presque également de sortir de la Ville et d'y entrer*. Enfin tout y étoit mal disposé pour y recevoir Monsieur le Prince et ses troupes, lorsque Mademoiselle, faisant un elUbrt sur Tesprit de Monsieur son père, le tira delà léthargie où le tenoit le cardinal de Retz'. Elle alla porter ses ordres à la Maison de Ville pour faire prendre les armes aux bourgeois; en même temps, elle commanda au gouverneur de la Bastille ^ de faire tirer le canon sur les troupes du Roi^, et, revenant à la porte Saint-Antoine, elle disposa non-seulement tous les bourgeois à recevoir Monsieur le Prince et son armée, mais même à sortir et à escarmoucher, pendant que ses troupes rentreroient. Ce qui acheva encore d'émouvoir le peuple en faveur

1. **Le cardinal de Retz etoit auprès de lui, qui augmentoit. (3/y. H, réd. i et 2.)

2. « Le duc d'Orlëans ëtoit au Luxembourg, dit Mme de Motteville (tome IV, p. 21 et 22), obsédé par le cardinal de Retz, qui vouloit se défaire du prince de Condé et le laisser périr. Il disoit qu'il avoit fait son accommodement avec la cour, et que ce combat étoit une comédie. » Voyez aussi Retz, tome IV, p. ^1 et 43, éd. Ch.

3. On appelait proprement colonelle ^ dans la milice bourgeoise, et dans l'infanterie en général, la compagnie qui était directement commandée par le colonel.

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