‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 478 sur 610 · Le meurtre de l'Hôtel de Ville. {Ms. /^, réd. i · texte numérisé non relu

Le meurtre de l'Hôtel de Ville. {Ms. /^, réd. i

5. De l'horreur, et aussi de la défiance, à cause de l'obscurité dont cette sanglante affaire était et resta enveloppée. — La misère d'ailleurs était effroyable à Paris, comme en témoigne la Requête présentée au Parlement, le 19 juin i652, par les marchands, bourgeois et artisans (voyez les Variétés historiques de M. Ed. Fournier, tome VIII, p. SaS). Ce qu'on avait vu en 1649 n'était rien à côté de ce qu'on voyait en i652; plusieurs milliers de pauvres moururent littéralement de faim. Consultez encore, à ce sujet, le Franc bourgeois de Paris montrant les véritables causes et marques de la destruction de la ville de Paris^ et les devoirs du magistrat et de tous les bons citoyens pour y remédier [Bibliographie des Mazarinades ^ tome I, p. 410-412); les Mémoires du P. Berthod^ p. 3oi-3o3; et surtout le livre de M. A. Feillet, Saint Vincent de Paul et la misère au temps de la Fronde.

6. Des Princes manque dans le ms. H (réd. i) et dans les anciennes éditions.

7. **Ses affaires étoient réduites aux plus mauvais termes {au plus mauvais terme., anc. éd.) où elles eussent été. {Ms, /f, réd. i.)

422 MÉMOIRES. [i652]

meiit^ empêcher la ruine et l'élévation de Monsieur le Prince, afin de perpétuer la guerre, firent marcher encore une seconde fois M. de Lorraine à Paris, avec un corps considérable^, pour arrêter Farmée du Roi^; il la tint même investie à Villeneuve-Saint-George, et manda à Paris qu'il la contraindroit de donner bataille, ou de mourir de faim dans son camp * . Cette espérance ^ flatta Monsieur le Prince, et il crut tirer de grands avantages de Tévénement de cette action, bien qu'il soit vrai^ que M. de Turenne ne manqua jamais de vivres, et qu'il eut toujours la liberté de se retirer à Melun, sans hasarder un combat; et il s'y retira enfin sans rencontrer d'obstacles^, pendant que M. de Lorraine étoit venu à Paris, et que Monsieur le Prince étoit malade d'une fièvre continue^.

Le corps que commandoit le comte de Palluau joignit ensuite l'armée du Roi ^, après avoir pris Mourond**^. Il y avoit bloqué, avec assez peu de troupes, le marquis de

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