Voyez p
7. Consultez, à ce sujet, les Mémoires de Montglul^ torae II, p. 164. — Cet article iv ne correspond à aucun passage des Mémoires de la Rochefoucauld ; cette condition de l'entrée des vivres n'est mentionnée que dans le morceau de Vineuil : voyez notre appendice m, p. 587.
C'est ici où l'on doit t'claircir le second article', parce que c'a été après la guerre de Paris que le prince de Condé et le cardinal Mazarin se sont brouillés. Le principal sujet de leur mt-siiitcUigcncc est venu de ce que le Cardinal rejota la haine des peuples sur le prince de Condé*, et le fît passer pour auteur de toutes les violences qu'ils avoient souffertes' : de sorte que Monsieur le Prince, qui crut ne pouvoir mieux détruire cette impression que par le moyeu des Frondeurs, dont les peuples épousoient les affections et les sentiments^ se résolut de se réconcilier arec eux en faisant un éclat contre le Cardinal et en leur faisant voir qu'il n'étoit pas dans une telle dépendance de la cour qu'ils avoient cru. Ce n'est pas qu'il fît cela pour se déclarer leur chef, mais pour être plus redoutable à la cour, pour se remettre dans l'esprit des peuples, et pour en faire sa condition plus avantageuse* ; et d'autant (juil avoit senti le mal que la division de sa famille lui avoit causée il souhaita ardemment de se réconcilier avec le prince de Conti, avec la duchesse de Longuevilleet avec le duc de la Rochefoucauld, qui avoit lors toute la confiance du prince de Conti et de la duchesse de Longueville. Ce fut donc pour toutes ces raisons qu'il prit le prétexte de s^éclater^ sur le refus qu'on fît au duc de Longueville du gouvernement du Pont-de-V Arche ^ et, comme il ne vouloit pas demeurer longtemps mal à la cour^ il crut bientôt en avoir assez falt^ et se raccommoda dans huit jours avec le Cardinal. Cela lui fît perdre de nouveau les Frondeurs et les peuples, et ne lui donna aucun avantage que la réunion de sa famille^.
Monsieur le Prince appuya les intérêts de Bourdeaux '' pour obliger, à bon marché, un grand parlement et une puissante ville, et afin que cela le rendit plus considérable à la cour et le mît plus en état d'en tirer des avantages.