Voyez p. 174, et ci-après, n" ix, p
La liaison du prince de Conti avec l'abbé de la Rivière se fit sans la participation de Monsieur le Prince, c'est-à-dire que Monsieiu" le Prince n'y eut autre part que de consentir que l'abbé de la Rivière fît obtenir, dans la paix de Paris, à M. le prince de Conti son rétablissement dans ses gouvernements, celui de M. de Longueville dans le sien, dont il avoit été refusé absolument par la cour, et de plus le gouvernement de Damvilliers, moyennant que M. le prince de Conti renonceroit au cliapeau en faveur de l'abbé de la Rivière. Ce fut le duc de la Rochefoucauld qui traita cette affaire-là, parce que le prince de Conti ne vouloit pas être d'Eglise, et parce qu'il jugea que tant que l'abbé de la Rivière espéreroit d'être cardinal, il feroit toujours prendre à Monsieur toutes les mesures que M. le prince de Condé desireroit * . Cela réussit ainsi jusques à la prison des Princes, que l'abbé de la Rivière fut chassé du consentement de ces Messieurs *.
Le cinquième article explique le second et celui-ci : c'est pourquoi il seroit inutile d'en parler davantage^.
L'affaire de Joly n'a jamais été bien éclairée* pour en pouvoir parler affirmativement ; mais ce que j'en crois, c'est que ce fut la Boulaye qui suscita la sédition du matin par la participation du duc de Beaufort, et qu'il essaya le soir d'en susciter une seconde pour faire peur à la cour et se mettre par là à couvert de la première^. Aussi le Cardinal, qui cherchoit depuis Jongtemps les moyens de mettre le prince de Condé en guerre ouverte avec les Frondeurs, se servit de cette conjoncture pour les diviser irréconciliablement. Il fit croire au prince de Condé qu'on en vouloit à sa personne. La démonstration qu'il en fit au Parlement donna en-