‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 531 sur 610 · Voyez p. 169. — 6. Voyez p · texte numérisé non relu

Voyez p. 169. — 6. Voyez p

ffiteville AI de J'cndôme fut pourvu du goui'vrncrm-nt de lU.ur gagne; M U comte .fllarcourt de celui de Normandie; le maréchal de niojutal i// celui de Champagne et de Brie; M. le comte de Saint-Aignan de ceint de Béni Montrond ne fut pas donné parce qud ny aioit point de garnison Celles de Clermont et de Damàlliers se révoltèrent, et Marsm, qm commandoit C armée de Catalogne, fut arrêté prisonnier et perdit Tortose, dont il était gouverneur. Il nr eut que Stenay seul qui demeura dans le parti des Princes. Presque tous leurs amis, voyant tant de malheurs se contentèrent de les plaindre sans se mettre en devoir de les faire cesser . La princesse aeCondé et le duc d'Enghien étolent, par orde du Roi, ^rChautillv; la duchesse de Longueville et le maréchal de lurenne s'etoient' retues à Stenay ; le duc de Boudlou a Turenne; le duc de la Rochefoucauld à Verteuil, en Angoumois; le duc de Saint-Simon à Blave, et le duc de la Force À la Force. Ces Messieurs-lA témoignèrent d'abord un zèle égal pour Monsieur le Prince; mais lorsque les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld furent près de commencer la guerre, le duc de Saint-Simon manqua tout net à sa parole, et le duc de la Force, qui avolt de mouulres engacrements dans le parti, prit des prétextes pour ne se pas déclarer. Le duc de la Rochefoucauld, qui n\avoit point de places dans son gouvernement ni de troupes, fut néanmoins le premier qui prit les armes Saumur, qui a^'oit été donné à Comminges après la mort du maréchal de Brezé, étolt une place très-importante au parti. Celui qui y commandoit sous le maréchal de Brezé différa quelque temps de la remettre entre les mains de Comminges, et manda cependant au duc de la Rochefoucauld qu'il p,-endroit son parti s'il y vouloit mener des troupes''. Lui cependant, qui n'en avolt point de réglées et qui ne pouvoit avoir d'autres forces que son crédit et ses amis, prit prétexte d'une cérémonie de l'enterrement de son père pour assembler, tant de la noblesse que des gens de ses terres, plus de deux mille chevaux et cinq ou six cents hommes de pied. Il marcha, avec ces troupes-là, pour secourir Saumur, qui étolt déjà investi par celles du Roi ; mais, bien qu'il y arriva devant le temps que le gouverneur avait promis de tenir, il trouva néanmoins la capitulation faite, de sorte quil fut obligé de se retirer chez lui; mais il fut contraint de partir bientôt après, parce que le maréchal de la Meilleraye marcha vers lui, avec toutes ses troupes, ce qui le fit retirer à Turenne, après avoir jeté dans Montrond cinq cents hommes de pied et cent chevaux. En arrivant à Turenne, le duc de Bouillon et lui eurent nouvelles que Madame la Princesse avoit suivi le conseil qu'ils lui avoient donné de partir secrètement de Montrond avec le petit duc d'Enghien,

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