De cette émotion. (i662-i
de Beaut'ort du donjon de Vincennes,où il étoit prisonnier' depnis le commencement de la Régence, pour des raisons qui sont hors de ce sujet ; mais, comme il a tenu une place considérable dans ces guerres par les atïcctions du peuple de Paris, il n'est pas hors de propos ' de la remarquer ; la seconde fut que, sur un démêlé qui arriva aux Feuillants entre les gardes du corps et les archers du grand prévôt^, le marquis de Gesvres* en usa d'une façon qui déplut au Cardinal, qui lui lit donner l'ordre'* de se retirer, et à Charost et à Chandenier* celui de prendre le bâton, qui s'en excusèrent'; sur ce refus l'on donna * leurs charges à Jarzé» et à NoaiUes'», et par là on obligea les proches et les amis des disgraciés de se porter contre le Cardinal, dans un temps où personne ne le ménageoit»* ni en effet ni par les discours** ; la troisième fut l'emprisonnement de Chavigny , qui mérite un récit particulier.
Ce ministre, si considérable pendant le règne du feu Roi, s'étoit Hé avec le cardinal Mazarin, pour leurs intérêts*^ communs, qui est la véritable liaison de la cour et la règle la plus certaine de l'ami-
I. Pour s'être jeté dans le parti de Mme de Chevreuse, qui vouloit introduire M. de Chàteauneuf dans le ministère, au lieu du Cardinal. [Note de l'édition de 168S.)— Voyez ci-dessus, p. Sg et note 8, et p. 120 et note 5.