‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 564 sur 610 · Ce qui fut · texte numérisé non relu

Ce qui fut

5 Qui ne fut qu'un remède paUiatlf. (1689-1754.) /••,(> \

6. Pour l'arrêter. (i662-l838.) - 7- A. (1662-1664, '717, «8o4, ^6, i8.) 8. Ferme. (1662-1754.) - 9- E" «f^^t, Broussel. (i662-i83b0 10. Charton, président aux Requêtes, mort en 1684. — Sur Viole, ^oyez

ci-dessus, p. 218, et note i. 1 t a^ p.rJs

,1. Nicolas Potier, seigneur de Novion, président au parlement de 1 ans, né en 16.8, mort en ,693. - Voyez le récit de cet incident dans les Mémoires de Retz, tome II, p. 7Ï-74-

La cour étoit à Ruel • lors de cette de'claration * contre le Cardinal, qui en fut touche vivement, voyant qu'il t'toit pressé de se jeter entre les bras de Monsieur le Prince, et d'assurer sa fortune ébranlée par son appui. Le Prince, n'ayant pu jouir du fruit de la victoire de Lens ', à cause du désordre de Paris, avoit été réduit à borner ses conquêtes à la prise de Furnes, où le bonheur le préserva d'une mousquetade qu'il reçut dans les tranchées, faisant qu'elle le toucha en un endroit des reins où il avoit son buffle plié en deux qui amortit le coup de la balle. Incontinent après la prise, il eut ordre de le venir trouvera En ce temps-là, il étoit regardé de tout le peuple avec admiration; car, outre que ce nouveau laurier qu'il avoit acquis par sa pure valeur lui donnoit un grand rayon de gloire, il n'avoit nulle part aux troubles présents, et les deux partis le considéroient comme le défenseur «, ou du moins comme l'arbitre de leurs différends. Il sembloit même que la fortune l'invitoit à con. cevoirdes desseins les plus ambitieux, parce que l'abaissement delà cour et l'admiration publique concouroient également à son élévation ; mais, comme il se bornoit à son devoir naturel «, il s'appliquoit peu à ménager la bienveillance générale. Il avoit admis à sa confiance deux personnes de qualité et de mérite, qui avoient des sentiments opposés, savoir le duc de Chatillon et le maréchal de Gramont^ Le premier, qui avoit d'étroites liaisons de maison et de sa personne avec Monsieur le Prince, lui inspiroit de se déclarer pour le Parlement, ou du moins de se faire" le modérateur® des différends avec^toute la neutralité possible; l'autre, attaché par toute sorte d'intérêts à la cour, employoit avec agrément ses persuasions pour lui faire prendre son parti. Il fit, en ce rencontre, violence sur son naturel *<>, éloigné de ces voies tempérées, et écrivit, avec M. le duc d'Orléans, au Parlement, pour l'exhorter d'envoyer ses députés a Saint-Germain, afin de terminer ces divisions dans une conférence. Tant de relations apprennent ce qui s'y est passé •*, que ce

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