‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 580 sur 610 · Dans Paris n'est pas dans les éditions antérieures · texte numérisé non relu

Dans Paris n'est pas dans les éditions antérieures

sence ' d'une armée et aux portes de Paris, dont il étoit sorti cent mille hommes * pour en être les témoins. Ce combat et ceux du bols de Vincennes, de Lagny et de Brie, tous désavantageux au parti de Paris, dans l'un desquels fut tué le jeune duc de Rolian, se montrant digne successeur de la vertu de son père'', inspirèrent quelque pensée de paix , à laquelle pourtant il étoit malaisé de parvenir pour tant de diversité d'intérêt * qui y répugnoit dans le Parlement. Le nombre des malintentionnés pour la paix, quoique inférieur à l'autre, brilloit davantage, parce qu'il déguisoit sa haine et son ambition du nom du bien et de la sûreté publique, que l'on ne pouvoit , disoit-iP, trouver dans un accord avec le Cardinal. Les plus sages n'osoient faire paroître leurs bonnes intentions, parce qu'outre le péril ^ qu'il y avoit, elles auroient été éludées, et il falloit attendre que les esprits fussent lassés, et le parti plus affoibli d'effets et d'espérances, pour se déclarer. Pour le peuple '^, les plus riches ne vouloient pas s'exposer à la multitude, laquelle, ne souffrant pas beaucoup de nécessité, et étant animée par quelques gens de condition, étoit assez aise de cette image de la guerre, et crioit contre ceux qui vouloient la paix. Tous les généraux, à la réserve de M. de Beaufort, qui se laissoit aller à la haine du Cardinal et à l'amour des peuples", dont il prétendoit se prévaloir dans les suites des temps^, méditoient leur accommodement particulier , et chacun avoit ses liaisons secrètes à la cour, pour rendre'^ ses conditions meilleures.

M. d'Elbeuf avoit son commerce, dès le commencement, avec l'abbé de la Rivière ; M. de Bouillon avec Monsieur le Prince; et le maréchal de la Mothe étoit attaché** avec M. de Longueville, lequel s'étoit retiré *^ en Normandie, où il se fortifioit d'amis*', de

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