‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 597 sur 610 · Pour se rendre considérable. (l66a-l · texte numérisé non relu

Pour se rendre considérable. (l66a-l

avoit prociirt', par sa considt'ration, Dainvilliers el l'entrée ati Conseil, il étoit de leur commun intérêt qu'il se conservât du credil * à Paris pendant tous ces orages de la cour : de sorte qu'en ce temps-là l'autorité royale étoit aussi peu respectée qu'avant la guerre, parce que son maintien est la crainte ou l'admiration que l'on avoit perdues, et le public n'avoit pas moins d'ardeiu* contre le premier ministre, attendu qu'il avoit reconnu sa foihlesse, causée de sa' désunion d'avec Monsieur le Prince. Pourtant il ^ ne manquoit point de gens qui lui suggéroient de fausses flatteries, que le parti de Paris étoit abattu dans Paris même et que le sien y prévaloit ; il fit faire une tentative par Jarzé^, qui en reçut une insulte de M. de Beaufort, au jardin de Renard*, à laquelle® le duc de Caudale , Bouteville ' et d'antres personnes de qualité étoient intéressées. Elle fut suivie de plusieurs appels qui se passèrent^ au désavantage de M. de Beaufort ^. Néanmoins ce rencontre réunit toute la Fronde avec un soulèvement quasi universel contre le Cardinal et ses partisans. Et lors le Cardinal, détrompé de toutes ses erreurs *^ qu'on lui persuadoit, et prévoyant qu'il ne pourroit" prolonger** le retour du Roi à Paris, quelque aversion qu'il

Page 1