I. Et je retournai
a. Philippe IV, frère d'Anne d'Autriclie.
3. C'est pendant ce laps de temps que Mme de Chevreuse lui Ht redemander ses pierreries par un gentilhomme nommé Tartareau. Voyez la lettre^ dëjà citée, de la Rochefoucauld à M. de Liancourt, du mois de seplemhre if)38.
4. Et aussi des préoccupations d'un genre plus praticjue, témoin wne lettre, c[\\' on trouvera dans notre recueil [ixVy^ppenfJice), adressée par le père <le la llochefoucauld, le 20 février 1642, à M. de la Eerté, ambassadeur en Angleterre.
après la prise d'Hesdin * . Le reste de celte campagne ^ t\il considérable par le combat de Saint-Nicolas', qui fut grand et opiniâtre, et par Tenlèvement de deux mille Cravates* auprès de Saint-Venant^, où vingt-cinq ou trente volontaires de qualité soutinrent seuls, sur une digue, tout l'efiort des ennemis, et les repoussèrent quatre ou cinq fois, à coups d'épée, jusques dans les barrières de leur camp. Sur la fin de cette campagne, où on avoit dit du bien de moi au cardinal de Richelieu^, sa haine commençoit à se ralentir; il voulut même m'attacber dans ses intérêts ; le maréchal de la Meilleraye m'offrit de sa part de me faire servir de maréchal de camp, et me fit voir de grandes espérances ; mais la Reine m'empêcha d'accepter cet avantage, et elle désira instamment que je ne reçusse point de grâce du Cardinal qui me pût ôter la liberté d'être contre lui quand elle se trouveroit en état de paroître ouvertement son ennemie. Cette marque de la confiance de la Reine me fit renoncer avec plaisir à tout ce que la fortune me présentoit; je remerciai le maréchal de la Meilleraye avec tout le ressentiment' que
I. De Hesdin. (iSîfi, 38.) — Ville de l'Artois, sur la Canche ; elle fut prise, le 29 juin iBSg, après quarante jours de siège, par Louis XIII, qui y entra par la brèche. Elle nous fut cédée définitivement en ifiSg, par la paix des Pyrénées.
a. Le reste de la campagne. (1817, 26, 38.)
3. Bourg des Pays-Bas, à quatre lieues d'Anvers. — Sur ce combat, voyez les Mémoires de Montglat^ tome I, p. 23o et 23 1.
4. Cravates ou Croates, cavalerie légère de l'empereur d'Allemagne. Les rois de France eurent eux-mêmes, à partir du dixseptième siècle, des Croates à leur solde ; Louis XIV en forma un régiment sous le nom de Royal-Cravate.
5. Ville de l'Artois sur la Lys, vers les frontières des Flandres, à deux lieues d'Aire. Elle fut prise par les Français en i645 et en 1657, par les ennemis en 1649 et en 1710, et rendue à la France par la paix d'Utrecht, en 1713.