‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 121 sur 616 · Seguler. Voyez p. 28, note · texte numérisé non relu

Seguler. Voyez p. 28, note

il s'étoit servi utilement de T amitié et de la confiance particulière qu'elle avoit pour une de ses sœurs, religieuse à Pontoise \ et pour Montaigu, dont j'ai déjà parlé " .

Cependant Mme de Chevreuse considéroit tous ces retardements comme autant d'artifices du cardinal Mazarin, qui accoutumoit insensiblement la Reine à ne lui pas accorder d'abord ce qu'elle desiroit, et qui diminuoit par celte conduite l'opinion qu'elle \ouloit donner dans le monde de son crédit. Elle témoignoit souvent sa mauvaise satisfaction à la Reine, et dans ses plaintes elle mêloit toujours quelque chose de piquant et de moqueur contre les défauts personnels du cardinal INIazarin. EUle ne pouvoit souffrir d'être obligée d'avoir recours à ce ministre pour obtenir ce qu'elle desiroit de la Reine, et elle aimoit mieux n'en recevoir point de grâces que de les devoir au Cardinal, Lui, au contraire, se servoit habilement de cette conduite de Mme de Chevreuse pour persuader de plus en plus à la Reine qu'elle la vouloit gouverner ' : il lui disoit que Mme de Chevreuse étant soutenue du duc de Beaufort et de la cabale des Importants, dont l'ambition et le dérèglement étoient si connus*, toute l'autorité de la Régence passeroiten leurs mains, et que la Reine se verroit plus soumise et plus éloignée des affaires que du vivant du feu Roi. Il supposa en même temps des lettres et des avis des alliés,

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