Ces lettres. (1817, a
3. « Ces lettres n'étaient point controuvées, dit V. Cousin à l'endroit cité. Elles avaient été écrites par Mme de FouqueroUes au beau et élégant marquis de Maulevrier. »
4. Catherine de Vivonne, fille unique de Jean de Vivonne, marquis de PisanI , ambassadeur de France à Rome, née en i588, morte en i665. Elle épousa en 1600, à l'âge de douze ans, Charles d'Angennes, marquis de Rambouillet. Sur le célèbre hôtel de Rambouillet, voyez V. Cousin, la Société française au dix-septième
MÉMOIRES. [i6/,3] 85
Sablé * et à quelques amies particulières de Mme de Longueville ; et aussitôt que la vérité fut pleinement connue, je les brûlai devant la Reme, et délivrai par là d'une mortelle inquiétude les deux personnes intéressées. Bien que Mme de Longue ville fût entièrement justifiée dans le monde, Mme de Montbazon ne lui avoit point encore fait les réparations publiques qu'elle lui devoit : les conditions en furent longtemps disputées, et tous ces retardements augmentoient l'aigreur.
Le duc d'Enghien venoit de prendre Thionville; il étoit prêt de finir la campagne , et il revenoit outré de colère et d'indignation de l'injure que Madame sa sœur avoit reçue. La crainte de son ressentiment, plus que toute autre raison, fit soumettre Mme de Montbazon à tout ce qu'on lui voulut imposer ^. Elle alla, à une heure marquée, à l'hôtel de Condé ' trouver Madame la Princesse, qui n'avoit pas voulu que Mme de Longueville y fût présente ; toutes les personnes de la plus grande
siècle, tome I, chapitre vi; et la Jeunesse de Madame de Longueville^ p. lao et suivantes.
I. Fille de Gilles de Souvré, marquis de Courtenvaux, qui avait été gouverneur de Louis XIII et maréchal de France, et de Françoise de Bailleul, dame de Renouard. Elle avait épousé, en 1614, le marquis de Sablé, de la maison de Montmorency, branche de Laval, qui mourut en 1640. Voyez Madame de Sablé, par V. Cousin, particulièrement le chapitre m, où il est parlé des relations de Mme de Sablé avec l'auteur des Maximes, et des maximes qu'elle a composées elle-même.
a. A tout ce qu'on voulut lui opposer. (1817.) — A tout ce qu'on voulut lui proposer. (1826, 38.)
3. L'hôtel de Condé, que Sauvai, dans ses Antiquités de Paris (tome II, p. fifi), nomme « le plus magnifique du temps, » avait été acheté, en 161 2, aux Gondi par le prince de Condé. Il se trouvait sur le terrain qui s'étend aujourd'hui de la rue de Condé (anciennement rue Neuve-Saint-Lambert) à la rue Monsieur-le-Prince. Voyez Germain Brice, Description de ta ville de Paris , édition de i685, tome II, p. 122.
86 MÉMOIRES. [i643]
qualité s'v étoient rendues, pour être témoins d'un discours * qu'on avoit prescrit à INIme de Montbazon, et qu'elle fit pour excuser sa faute et en demander pardon*. Cette satisfaction publique ne finit pas entièrement cette affaire. Un jour que la Reine donnoit une collation' à Madame la Princesse chez Renard*, Mme de Montbazon y vint, sans avoir préparé Madame la Princesse à trouver bon qu'elle se présentât devant elle. Ce manque de précautions * irrita Madame la Princesse ; elle voulut que Mme de Montbazon sortît, et sur le refus qu'elle en fit, la Reine lui ordonna de le faire, et lui envoya en même temps un ordre de sortir de la cour*. Mme de Chevreuse, le duc de Beaufort et les Importants crurent partager cette disgrâce, et que c'étoit une affaire de parti. Le cardinal Mazarin savoit trop bien mettre en usage une telle conjoncture pour ne s'en servir pas dans ses desseins '. Il vit qu'il étoit temps de les faire éclater, et que la Reine étoit capable de recevoir les impressions qu'il lui voudroit donner contre le duc de Beaufort : il fut arrêté prisonnier*, et mené au