‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 18 sur 616 · Vineuil; voyez ci-après, p. 5oo et Soi · texte numérisé non relu

Vineuil; voyez ci-après, p. 5oo et Soi

2. « Presque à chaque page, » c'est beaucoup trop dire. Nous avons ce précieux manuscrit sous les yeux. 3Ime veuve Coppiiiger, qui le possède maintenant, a bien voulu, comme nous l'avons dit, le mettre à notre disposition. Les Mémoires de la Rochefoucauld y occupent deux cent vingt pages, et il y a en tout soixante-dix-huit corrections. Nous en donnons un relevé complet ci-après, à V Appendice, p. 553-557.

3. Cette branche de la maison de la Rochefoucauld remontait au mois d'août 1600, époque du mariage d'Hélène, fille de Charles de Fonsèque, seigneur de Surgères, avec Isaac de la Rochefoucauld , baron de Montendre , arrière-petit-fils de François I comte de la Rochefoucauld. Voyez le P. Anselme, tome IV, p. 442 et 443.

4. Voyez ci-dessus, p. viii. — La note est ainsi conçue : « Ces Mémoires ont été donnés à i\L d'Andllly par M. de la Rochefoucauld lui-même, manuscrit infiniment ciu-ieux, étant original et le seul. » Au-dessous une autre main a écrit : 0 Cette note est de M. de la Rochefoucauld, marquis de Surgères. »

xxviii MEMOIRES.

rien ne porte à en douter, il suit de là que le manuscrit sur lequel je fais mon édition est précisément celui f(ue M. de la Rochefoucauld avoit fait mettre au net et ensuite corrigé luimême, pour le faire servir à l'impression qu'il projetoit. La comparaison du contenu de ce manuscrit avec toutes les éditions publiées jusqu'à ce jour fait reconuoître jusqu'à l'évidence combien il leur est supérieur dans tous les points. C'est un ouvrage entièrement refondu, dans lequel des additions considérables font disparoître les lacunes qui défigurent les éditions anciennes* et en rendent la lecture si peu profitable. Dans tout ce qui n'est pas absolument inédit, on trouve, presque à chaque phrase, d'importantes corrections, soit dans le style, soit dans la manière dont les faits sont présentés et surtout dans les réflexions qui les accompagnent^. »

Cette copie retrouvée par Renouard se rapporte bien en effet à l'extrait de Segrais reproduit plus haut^; elle ne commence qu'aux intrigues qui suivirent la paix de Rueil, et qui aboutirent à l'emprisonnement des Princes*, c'est-à-dire qu'elle ne contient, conformément au titre cité par Segrais : Relation des guerres civiles de Fronce depuis le mois d'août de l'année iSltg Jusqu'à la fin de i652, que la seconde partie des Mémoires. « Toutes les éditions, dit Renouard^, commencent ^u

1. On verra ci-après, notamment p. 291, note i, que Renouard présente parfois comme inédits des morceaux qui avaient paru déjà dans les éditions de la seconde série, c'est-à-dire dans celles qui commencent à 16Î39. Cette erreur tient à ce qu'il n'a pas distingué entre les deux séries d'éditions, comme le prouve un passage du même avertissement, où, après avoir cité le P. le Long et Lenglet-Dufresnoy, il ajoute (p. ij) ; « Ces divers écrivains ne connoissoient.... ces Mémoires que sur la copie tronquée et inexacte qui, imprimée d'abord en Hollande en 1662 , puis en i6fi4i ^^ ensuite en plusieurs autres endroits, avoit été publiée sans l'aveu de l'auteur, et avant même qu'il eût mis la dernière main à sou ouvrage. »

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