Le chemin. (Ms. Il, réd. i et a
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seroit leur intention, et quel fondement on devoit faire sur l'avis de M. Servien. La chose fut exécutée comme on Tavoit arrêté, et des gens inconnus qui s'avancèrent vers le carrosse, auprès du cheval de bronze, y tirèrent quelques coups de mousquetons, dont un laquais du comte de Duras, qui étoit au derrière du carrosse*, fut blessé^. Cette nouvelle fut aussitôt portée au Palais- Royal, et Monsieur le Prince demanda justice au Roi et à la Reine du dessein que les Frondeurs avoient eu ^ de I l'assassiner*. Le Cardinal se surpassa lui-même en cette occasion : il n'y agit pas seulement comme un ministre qui considéroit* l'intérêt de l'Etat dans la conservation | d'un prince qui lui étoit * si nécessaire ; mais il fit pa- { roître plus de soin et plus de zèle encore que les plus proches parents et les plus passionnés amis de Monsieur le Prince. Lui, de son côté, crut d'autant plus aisément que le Cardinal prendroit ses intérêts avec chaleur, qu'il le croyoit trop habile pour perdre une occasion si favorable de s'acquitter, aux dépens de ses anciens ennemis, de la protection que Monsieur le Prince venoit de lui donner contre tout le Royaume. Ainsi ^, Monsieur
1. Du carrosse de Duras, qui suivait celui du Prince : voyez Retz, tome II, p. 56o, et Mme de Mottevîlle^ tome III, p. io5.
2. Et il arriva aussi que des gens inconnus s'avancèrent..., qu'ils y tirèrent quelques coups de mousqueton et blessèrent un laquais.... qui étoit au derrière. (Mj. //, réd. i.)