‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 194 sur 616 · Et de faire remarquer. (3/$. H, réd. i · texte numérisé non relu

Et de faire remarquer. (3/$. H, réd. i

7. Des gens de cœur qui sont au-dessous d'eux. {Ms. H, réd. 2.) — *Ceux qui sont au-dessous d'eux. {Ms. H, réd. i.)

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duc d'Orléans dans son dessein, et de le faire passer de l'amitié qu'il avoit pour Monsieur le Prince au désir de contribuer à le perdre. Il falloit encore détruire* en un moment la confiance" qu'il avoit, depuis vingt ans, aux conseils de l'abbé de la Rivière, qui avoit tant d'intérêt à la conservation de INIonsieur le Prince. Mme de Chevreuse se chargea de cette dernière difficulté, et, pour en venir à bout, elle se plaignit à M. le duc d'Orléans f du peu de sûreté qu'il y avoit désormais à prendre des mesures avec lui * ; que toutes ses paroles et ses sentiments étoient rapportés par l'abbé de la Rivière à Mon- | sieur le Prince et à Mme de Longueville, et que, l'abbé de la Rivière s' étant livré à eux, de crainte d'être troublé à Rome dans sa prétention du chapeau, il les avoit rendus arbitres du secret et de la conduite de son maître. Elle lui persuada même qu'il étoit entré avec eux dans la , négociation du mariage de Mme de Pons ; qu'ils agis- j soient tellement de concert * que Madame la Princesse la mère n'avoit assisté JNlUe de Saugeon^ avec tant de

I. Au desIr de contribuer à le perdre, et de détruire. (Ms. H, | réd. a.) — Au désir de sa perte et de détruire. (>/$. H, réd. i.)

a. *La confiance aveugle. {ISIs. H, réd. i et 1.) — Â^'eugle est biffé dans le manuscrit D.

3. Du peu de sûreté qu'il y avoit de pouvoir prendre des mesures particulières avec lui. [Ms. H, réd. i.) — Voyez à ce sujet les Mémoires de Retz, éd. Ch., tome II, p. 2o3.

4. *Dans toute la négociation..., et que toutes choses se faisoient tellement de concert ensemble. {Ms. H, réd. i.)

5. Anne-Marie de Campet de Saujon, successivement fille d'honneur et dame d'atour de Madame, duchesse d'Orléans. « Le duc d'Orléans, dit Mme de Motteville (tome III, p. 122-124),... avoit tendrement aimé Soyon, fille d'honneur de Madame. Cette fille, touchée de dévotion ou de quelque chagrin, s'étoit jetée dans le grand couvent des Carmélites, à dessein de se faire religieuse. Monsieur, ne pouvant souffrir son absence, se servit de l'autorité royale, de celle du Parlement et de la sienne propre, et des conseils de toutes les amies de Soyon pour l'en faire sortir. . . . Mme d'Ai-

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chaleur dans le dessein d'être carmélite que pour l'éloigner* de la présence et de la confiance de Monsieur^, et pour empêcher qu'elle ne lui fît remarquer la dépendance aveugle de l'abbé de la Rivière pour la Maison de Condé^. Enfin Mme de Chevreuse sut si bien aigrir M. le duc d'Orléans contre son ministre *, qu'elle le rendit dès lors capable de toutes les impressions et de tous les sentiments qu'on lui en voulut donner.

Le Cardinal, de son côté, renouvela artificieusement au duc de Rohan^ la proposition qu'il lui avoit faite autrefois d'engager Monsieur le Prince à demander * d'être connétable ^, à quoi il n'avoit jamais voulu prétendre * pour éviter de donner jalousie à M. le duc d'Orléans. Et en effet, bien que Monsieur le Prince la rejetât encore cette seconde fois par la même considération, le Cardinal sut tellement se prévaloir des conférences particulières qu'il eut sur ce sujet avec le duc de Rohan, qu'il leur donna toutes les apparences d'une né-

guillon persuada au duc d'Orléans que l'abhé de la Rivière,

jaloux de la faveur de Mlle de Soyon, l'avoit, par ses intrigues,

pressée de se faire religieuse Cette pensée, étant reçue par une

âme déjà mal disposée, fut capable de le détruire auprès de lui.»

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