‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 201 sur 616 · Le prince de Marcillac et son beau-frère le marquis de · texte numérisé non relu

Le prince de Marcillac et son beau-frère le marquis de

MÉMOIRES. [i65o] 17?

avoir essayé inutilement de gagner le parlement de Rouen, elle se retira à Dieppe jusqu'à* la venue de la cour, qui fut si prompte et qui la pressa de telle sorte, que pour se garantir d'être arrêtée par les bourgeois de Dieppe, et par le Plessis-Belière*, qui y étoit allé avec des troupes de la part du Roi, elle fut contrainte de s'embarquer avec beaucoup de péril' et de passer en Hollande* pour gagner Stenay* où M. de Turenne s'étoit retiré aussitôt que les Princes avoient été arrêtés®.

Le prince de Marcillac partit de Dieppe quelque temps avant Mme de Longueville, et s'en alla dans son gou-

Sillery lui offrirent de la suivre et de la servir dans cette occasion, ce qu'elle accepta volontiers, comme le seul secours qui lui restoit.

Elle se mit dans le carrosse de son amie {la princesse Palatine)

Mme de Longueville partit à l'heure même, marchant toute la nuit à dessein de gagner promptcment la Normandie. I^Jle y arriva le lendemain, aussi lasse qu'elle étoit affligée ; et, pour comble de désolation, elle n'y fut pas favorablement reçue, b {Mme de Motteville, tome III, p. 145.)

I. '*Qui ne lui servit de retraite que jusqu'à. {Ms. H, réd. i et 2.) a. Jacques de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, né en 1602. D'abord gouverneur d'Armentières, puis promu au grade de lieutenant général, il servit toujours avec ardeur la cause de la cour contre les Frondeurs. En i654, il se laissa entraîner dans l'expédition du duc de Guise contre le royaume de Naples et mourut, cette même année, à Castellamare.

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