‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 22 sur 616 · Voyez ci-après, p · texte numérisé non relu

Voyez ci-après, p

xxxii MEMOIRES.

naturelle et la plus heureuse, l'énorme lacune signalée dans le })remicr manuscrit du même éditeur. « Il n'est personne, dit Reuouard au commencement de son Avertissement de 1817, qui, lisant les Mémoires du duc de la Rochefoucauld, n'ait remarqué que la phrase par laquelle ils commencent' semble n'être (jue la suite d'une narration remontant à une époque plus reculée. L'auteur annonce qu'il revient; mais on voudrait savoir ce qu'il lit quand il vint pour la première fois; et il raconte si bien ce qui s'est passé dejjuis son retour, que l'on regrette de ne pas trouver ce préliminaire que lui-même indique dans son début, et qui contiendrait le récit des années antérieures à sa disgrâce '■'. On est fâché qu'un aussi intéressant ouvrage soit, en quelque sorte, un livre sans commencement. Ce fut le sentiment que j'éprouvai lorsqu'on 1804 je réimj)rimai ces Mémoires. Mon édition, faite sur un manuscrit plus ample et corrigé de la main de l'auteur, était en cela préférable à toutes les éditions antécédentes; mais elle laissait encore à désirer ce commencement qu'aujourd'hui j'ai la satisfaction de présenter au public. Un heureux hasard m'avait procuré le manuscrit dont je fis alors usage ; un hasard dont je ne me félicite pas moins m'en a fait depuis rencontrer un autre, pareillement corrigé de la main de l'auteur, et dont le contenu est de nature à faire cesser tous les regrets. » Cette nouvelle copie était, nous dit Renouard', « un volume in-4° de GSy pages, dune grande écriture, tellement belle qu'on la croulait gravée ''. « Il nous apprend de plus, en note,

1. « La persécution que j'avois soufferte, durant l'autorité du cardinal de Richelieu, étant finie avec sa vie, je crus devoir retourner à la cour. >> (Page i des éditions de 1662 et de 1804 ; page 47 ï de notre édition, appendice i.)

2. « Pendant ce temps j'ai écrit ce que j'ai vu des troubles de

la Régence » Voyez p. i de l'édition de 1817, et p. 2 (et note 3)

do notre édition.

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