‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 229 sur 616 · Et aux officiers mêmes. [Ms. H, réd. i et · texte numérisé non relu

Et aux officiers mêmes. [Ms. H, réd. i et

5. Lenet dit de son côté (tome I, p. 36o) : « Ce poste ne nous étoit d'aucune utilité, et son importance ne consistoit qu'en l'imagination des bourgeois. » L'ile, tombée au pouvoir des Frondeurs le 27 juin, fut reprise par l'armée royale le 11 juillet.

6. La cour arriva le i^^août à Libourne, « où l'on fut un mois

à s'ennuyer assez, » dit dans ses Mémoires (tome I, p. 268) Mademoiselle de Montpensier, qui était du voyage. Elle donne (p. 252) un détail qui ne manque pas d'intérêt : « Quand nous allâmes à Libourne, Monsieur le Cardinal fit un voyage à l'armée, et ne la trouva pas telle qu'il la croyoit ; mais il n'en dit point la vérité à

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château de Vère* à deux lieues de Bourdeaux, mirent' une grande consternation dans la ville. Le Parlement et le peuple se voyoient à la veille d'être assiégés par le Roi et manquoient de toutes les choses nécessaires pour se défendre ; nul secours ne leur venoit d'Espagne; et la ci'ainte avoit enfin réduit le Parlement à s'assembler, pour délibérer s'il envo} eroit des députés demander la paix aux conditions qu'il plairoit au Roi, lorsqu'on apprit que Vère étoitpris, et que le gouverneur, nommé Richon, s'étant rendu à discrétion, avoit été pendu ^. Cette sévérité, par laquelle le Cardinal croyoit jeter la terreur et la division dans Bourdeaux, fit un effet tout contraire ; car cette nouvelle étant venue dans un temps* où les esprits étoient, comme je l'ai dit, étonnés et chancelants, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld sm'ent si bien se prévaloir d'une telle conjoncture^, qu'ils remirent leurs affaires en meilleur état qu'elles n'avoient encore été, en faisant pendre en même temps le nommé Canolles, qui commandoit dans l'île de Saint-George la première fois que ceux de Bourdeaux s'en saisirent, et qui s'étoit aussitôt rendu ^ à eux à discrétion'. Mais afin

la Reine, car 11 lui dit qu'elle étolt la plus belle du monde, quoiqu'elle fût fort foible : il n'y avoit pas d'artillerie, chose assez nécessaire pour un siège. »

1. Le cliateau de Vaire ou Vayres, sur la Dordogne, est à vingtdeux kilomètres de Bordeaux. Il subsiste encore aujourd'hui; mais les fortifications furent démolies en i65o.

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