‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 242 sur 616 · C'est-à-dire le 3 octobre · texte numérisé non relu

C'est-à-dire le 3 octobre

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bord d'aller à Bourg voir* le Roi et la Reine', lui faisant espérer qu'on accorderoit peut-être aux prières et aux larmes d'une femme ce qu'on avoit cru devoir refuser lorsqu'on l'avoit demandé les armes à la main. Quelque répugnance qu'eût Madame la Princesse à faille ce voyage, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld lui conseillèrent de la surmonter, et de suivre l'avis du maréchal de la Meilleraye, afin qu'on ne pût lui reprocher d'avoir négligé aucune voie pour obtenir la liberté de Monsieur son mari. Ils jugèrent encore ' qu'une entrevue comme celle-là, qui ne pouvoit avoir été concertée avec les Frondeurs ni avec M. le duc d'Orléans, leur donneroit sans doute de l'inquiétude et pourroit produire des effets considérables*. Le maréchal de la Meilleraye retourna à Bourg porter la nouvelle de l'arrivée^ de Madame la Princesse et de sa suite. Ce changement si soudain surprit Mademoiselle, et lui fit croire que l'on traitoit beaucoup de choses sans la participation de Monsieur son père ®; elle fut encore confirmée dans cette opinion ^ par les longues et particulières conférences que le duc de Bouillon et le duc de la

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