Cette nouvelle. {M.u II, réd. i
MEMOIRES. [i65i] aSi
avec précipitation à Luxembourg* en avertir M. le duc d'Orléans et Monsieur le Prince, qui étoient ensemble ^ . Il exagéra devant eux la conduite de la cour avec toute l'aigreur possible, et la rendit si suspecte à M. le duc d'Orléans, que l'on tint sur Theure un conseil où se trouvèrent plusieurs personnes de qualité, pour délibérer si on iroit à l'instant même au Palais arracher les sceaux au Premier Président, et si on feroit émouvoir' le peuple pour soutenir cette violence. Mais Monsieur le Prince y fut entièrement contraire, soit qu'il s'y opposât par raison ou par intérêt ; il y mêla même quelque raillerie, et dit qu'il n'étoit pas assez brave pour s'exposer à une guerre qui se feroit à coups de grés et de tisons*. Les Frondeurs furent piqués de cette réponse, et se confirmèrent par là dans l'opinion qu'ils avoient que Monsieur le Prince prenoit des mesures secrètes avec la cour; ils crurent que l'éloignement * de M. de Chàteauneuf, et le retour de M. de Chavigny, auparavant secrétaire
1. Et non « au Luxembourg, » leçon des éditions de 1817, 26, 38, mais non confirme'e par le ms. H. Voyez plus haut, la note 5 de la page 16.