Et qui n'étoit. {Ms. H, réd. i et a
La Rocuefoucauid. u 17
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lier. Enfin, bien que M. Servien fût soupçonné par les deux partis, cela ne diminua point l'aigreur qui conimencoit à renaître entre la Reine et Monsieur le Prince. Cette division étoit presque également fomentée par tous ceux qui les approchoient. On persuadoit à la Reine que la division de Monsieur le Prince et de Mme de Chevreuse alloit réunir les Frondeurs aux intérêts du Cardinal, et que les choses se trouveroient bientôt aux mêmes termes où elles étoient lorsqu'on arrêta Monsieur le Prince. Lui, de son côté, étoit poussé de rompre* avec la cour par divers intérêts^ : il ne trouvoit plus de sûreté avec la Reine, et craignoit de retomber dans ses premières disgrâces. Mme de Longueville savoit que le Coadjuteur l'avoit brouillée irréconciliablement avec son mari^, et qu'après les impressions qu'il lui avoit données de sa conduite, elle ne pouvoit l'aller trouver en Normandie, sans exposer au moins sa liberté. Cependant le duc de Longueville vouloit la retirer auprès de lui par toute sorte de voies, et elle n'avoit plus de prétexte d'éviter ce périlleux voyage, qu'en portant Monsieur son frère à la guerre civile *. M. le prince de Conti n'avoit point de but arrêté; il suivoit toutefois les sentiments de Madame sa sœur, sans les connoître, et vouloit la guerre parce qu'elle l'éloignoit de sa profession *, qu'il n'aimoit pas.