Augmenta. {Ms. if, réd. i et 2.) — Les anciennes éditions
MÉMOIRES. [i6ji] 28]
beaucoup la crainte du Premier Président. Monsieur le Piince dit même quelques paroles piquantes, qui s'adi-essoient au Coadjuteur; mais il y répondit sans s'étonner*, et osa dire publiquement que ses ennemis ne Paccuseroient pas au moins d avoir manqué à ses promesses, et que peu de personnes se trouvoient aujourd'hui exemptes^ de ce reproche, voulant désigner 'par là Monsieur le Prince et lui reprocher tacitement la rupture du mariage de Mlle de Chevreuse, le traité de Noisy, et Fabandonnemcut des Frondeurs quand il se réconcilia avec le Cardinal *.
Ces bruits semés dans le monde par les partisans du Coadjuteur, et renouvelés encore avec tant d'audace devant le Parlement assemblé et en présence de Monsieur le Prince, le dévoient trouver sans doute plus sensible à cette injure, qu'il ne le parut alors : il fut maître" de son ressentiment et ne répondit rien au Coadjuteur®;
ont aussi le singulier, mais, à partir de 1688, elles remplacent et fai°reur par avec Paigreur.
I. Voyez les Mémoires de Retz, tome III, p. 217, ëd. Ch., et ceux de Guy Joli, tome I, p. 219.
a. Exempts, au masculin, dans le ms. H (red. i et 2\