‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 325 sur 616 · Au discours du Coadjuteur. {Ms. H, réd. 1 et · texte numérisé non relu

Au discours du Coadjuteur. {Ms. H, réd. 1 et

mais, en môme temps, ou vint avertir le Premier Président que la grand salle étoit remplie de gens armés, et cprétant de partis si opposés*, il n'étoit pas possible qu'il n'arrivât quelque grand malheur, si on n'y apportoit un prompt remède'. Alors le Premier Président dit à Monsieur le Prince que la Compagnie lui seroit obligée, s'il lui plaisoit de faire retirer tous ceux qulTavolent suivi; qu'on étoit assemblé pour remédier aux désordres de l'État et non pas pour les augmenter, et que personne ne croiroit^ avoir la liberté entière d'opiner tant qu'on verroit le Palais, qui devoit être l'asile de la justice, servir ainsi de place d'armes. Monsieur le Prince s'offrit sans hésiter de faire retirer ses amis, et pria le duc de la Rochefoucauld de les faire sortir sans désordre. En même temps, le Coadjuteur se leva; et, voulant que l'on crût qu'il le falloit traiter d'égal avec Monsieur le Prince en celte rencontre*, il dit qu'il alloit donc de son côté faire la même chose ^, et, sans attendre de réponse, sortit de la grand chambre pour aller parlera ses amis*. Le duc de la Rochefoucauld, indigné ^ de ce procédé, marchoit huit ou dix pas derrière

1. Des partis si opposes. (Ms. H, réd. i et •>..) — Dans les anciennes e'ditions : «et qu'étant {qui étant^ 1662-88) piqués dans des intérêts si opposés. »

2. ** Si on n'y apportoit promptement du remède. {Ms. //, réd. i .^

Page 1