‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 347 sur 616 · Et alors il seroit. [Ms. H, réd. i et · texte numérisé non relu

Et alors il seroit. [Ms. H, réd. i et

La Rochefoucauld, ii 20

3oG MÉMOIRES. [i6ji]

en état d'entendre les offres de la cour el de faire un traité sur et glorieux. Il chargea Gourville de cette réponse, et de rendre compte à M. le duc d'Orléans des raisons qui lui faisoient refuser l'entrevue de Richelieu. Les principales étoient que le but de. cette conférence n'étoit pas de faire la paix, mais de l'empêcher seulement de soutenir la guerre ; que dans un temps où tous les corps de l'État étoient sur le point de se déclarer contre la cour, et que les Espagnols préparoient des secours considérables d'hommes, d'argent et de vaisseaux, on le vouloit engager à une négociation publique, dont le seul bruit empêcheroit ses levées, et feroit changer de sentiment à tout ce qui étoit prêt de ^ se joindre à son parti.

Outre ces raisons générales, il y en avoit encore de particulières qui ne permettoientpas à Monsieur le Prince de confier ses intérêts à M. le duc d'Orléans : c'étoit sa liaison étroite avec le coadjuteur de Paris , ennemi déclaré de Monsieur le Prince et de son parti, et lié tout de nouveau avec la cour, par l'assurance du chapeau de cardinal " . Cette dernière considération faisoit une extrême peine à Monsieur le Prince, et elle fut cause aussi que les commissions dont il chargea Gourville ne se bornèrent pas seulement à ce que je viens de dire, mais qu'il lui en donna une autre , plus difficile et plus périlleuse ; car voyant que le Coadjuteur continuoit à ne garder aucune mesure envers lui ', et que, par intérêt et par vanité, il

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