Les choses se disposoient. [Ms. H, réd. i
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conseil, avoit fait marcher la cour à Bourges, et la présence du Roi avoit d'abord remis cette ville dans son obéissance * . Au bruit de ces heureux commencements, M. le prince de Conti, Mme de Longueville, et M. de Nemours furent obligés de partir de Mourond avec leurs troupes, pour se retirer en Guyenne. Ils laissèrent le chevalier de la Rochefoucauld* à Textrémité, et il mourut le même jour qu'ils partirent de Mouiond. Il fut regretté avec quelque justice de ceux qui le connoissoient ; car, outre qu'il avoit les qualités ^ nécessaires à un homme de sa condition, il se trouvera * peu de personnes de son âge qui aient donné autant de preuves que lui de conduite, de fidélité et de désintéressement, dans des rencontres aussi importantes et aussi hasardeuses que celles où il s'est trouvé. Le marquis de Persan'^ demeura pour commander dans la place. Elle étoit bloquée par un petit corps d'armée logé à Saint- Amand ", dont Paluau'' étoit lieutenant général. La cour s' étoit ensuite avancée à Poitiers , et M. de Chàteauneuf insistoit pour la faire marcher à Angoulême. Il jugeoit que la guerre civile n'avoit d'autre prétexte que le retour du Cardinal; et il vouloit profiter de son absence pour s'établir. Il représentoit aussi que, dans la naissance des désordres, la présence du Roi est un puissant
1. Le Roi partit de Fontainebleau le 2 octobre. Bourges lui ouvrit ses portes le 8.
2. Voyez la note 3 de la page 126. — Dans les anciennes éditions : « le chevalier de Rivière. « Cette leçon vient peut-être d'une copie où il n'y avait que l'initiale R.