I. Voyez ci-dessus, p. xxxi-xxxiv
NOTICE. xLiii
caractères d'une incontestable authenticité', qui a servi de base à notre édition. On a vu plus haut* qu'il était de notoriété dans le monde des lettres que l'on conservait dans la famille de notre auteur une rédaction des Mémoires authentique et plus complète que les divers textes livrés tour à tour à la publicité avant 1817. Il existe, en effet, dans les précieuses archives du château de la Roche-Guyon, près de Mantes, lequel appartient à M. le duc de la Rochefoucauld-Liancourt, un ensemble de manuscrits que M. Éd. de Barthélémy avait déjà obtenu l'autorisation d'examiner*. C'est par une faveur semblable, qui nous a été accordée avec la plus libérale obligeance, que nous avons pu faire, dans ces mêmes archives, un travail complet de collation. Le riche fonds que nous avons eu sous les yeux se compose de quatre volumes, dont nous donnons l'exacte description dans notre Notice bibliographique . L'in-folio portant la cote D est celui qui contient l'ensemble des mémoires définitifs, tels que nous les publions, de la page i à la page 4^1 de notre édition. Un autre volume, coté C, ne renferme que la seconde partie des Mémoires^ de 1649 à i652'. Dans le volume A se trouve, outre le texte autographe des Maximes, le petit morceau qui forme notre appendice i ' , et qui a pour titre dans les imjirimés : Mémoires de la régence d Anne d Autriche. Le même volume contenait en outre originairement un troisième ouvrage : l'Apologie de M. le prince de Marcillac, qui a disparu depuis, comme nous le disons dans la Notice particulière à ce morceau'. Quant au manuscrits, qui ne renferme que les Réflexions morales, nous n'avons pas à nous en occuper à cette place. Enfin à côté de ces copies figure,