Et qu'il essayoit de traiter, {Ms. H, réd. i et
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il est vrai que le duc de Bouillon étoit convenu avec le duc de la Rochefoucauld, et ensuite avec M. Lesnei, de toutes les conditions que j'ai dites', et qu'il crut s'en pouvoir dégager par les raisons dont j'ai parlé ^; M. de Turenne, au contraire, qui s'étoit entièrement séparé des intérêts de Monsieur le Prince, dès qu'il fut sorti de prison, ignoroit même, à ce qu'il a dit depuis, les traités et les engagements du duc de Bouillon son frère".
Monsieur le Prince se voyant donc dans la nécessité d'envoyer promptement un chef pour soutenir le poste qu'il avoit destiné à M. de Turenne, jeta les yeux sur le duc de Nemours, dont la naissance et les agréables qualités *, jointes à une extrême valeur, pouvoient suppléer en quelque sorte à la capacité de M. de Turenne. Il le fit partir^, avec toute la diligence possible, pour aller en Flandres par mer ; mais n'ayant pu en supporter les incommodités, il fut contraint d'aller par terre, avec beaucoup de temps et de péril, à cause des troupes qui ramenoient en France le cardinal Mazarin*. Il envoya'' aussi le duc de la Rochefoucauld à Bourdeaux, pour disposer M. le prince de Conti à s'en aller à Agen affermir les esprits des peuples, qui com-