Et qu'ensuite il l'avoit. {Ms. H., réd. i et
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gouvernement de Tortose*, où il servit le Roi avec beaucoup de fidélité et de bonheur. Cependant, Monsieur le Prince ayant été arrêté prisonnier, on fit arrêter aussi M. de Marchin, sans qu'il fût chargé d'autre crime que d'être sa créature*. On donna même son gouvernement de Tortose à Launay-Gringuenières', qui le laissa perdre bientôt après. La prison de M. de Marchin dura autant que celle de Monsieur le Prince, et lorsqu'il en fut sorti, il demeura * sans charge et sans emploi. Depuis, les affaires de Catalogne dépérissant, et la cour étant incertaine du choix qu'elle feroit d'un homme capable de les soutenir, le comte de Marchin fut proposé une seconde fois par Monsieur le Prince ^, et le duc de la Rochefoucauld en fit l'ouverture de sa part à M. le Tellier, sans que Marchin fit aucune diligence de son chef. Il ne lui fut pas possible de retarder son voyage de Catalogne ni d'attendre l'événement des choses douteuses qui se passoient à la cour, et oui dévoient plus apparemment se terminer par un acconjinodement que par une guerre civile : de sorte que Marchin ^ partit pour son nouvel emploi, le devant tout entier à Monsieur le Prince, et étant encore plus étroitement lié à :'-*'s intérêts par le gouvernement de Stenay, qu'il lu .oit nouvellement donné après la mort de la Moussaye. Ainsi Ton pe" dire ^ que l'action du comte de Marchin
1. Mais même qu'il avoit eu par son crédit la charge de viceroi de Catalogne et le gouvernement de Tortose. (Ms. H, rcd. i et 2.)
2. Cependant Monsieur le Prince fut arrêté prisonnier; et en ce même temps, sans que M. de Marchin fut chargé d'autre crime que d'être sa créature, on le fît arrêter aussi. [Ms. H, réd. i.)