S'étoit toutefois rendue. {Ms. H, réd. i
10. Sur le siège de Saintes, qui dura du 6 au 10 mars, voyez les Souvenirs du règne de Louis XI f^, par le comte de Cosnac, tome L
MÉMOIRES. [i6''j2] 33i
assiégé, étoit près de suivre* l'exemple de Xainles^. Monsieur le Prince fut encore informé que le marquis de Saint-Luc* assembloitun corps pour s'opposer à celui de M. le prince de Conti, qui avoit pris Caudecoste '* et quelques autres petites villes peu importantes^. Cette dernière nouvelle étoit la seule où il pouvoit apporter quelque remède ; mais, comme le marquis de Saint-Luc étoit encore éloigné de M. le prince de Conti, il crut ne devoir pas passer dans la haute Guyenne , sans être informé plus particulièrement de l'état des affaires de Bourdeaux, et pour cet effet il manda ® à Madame la Princesse et à Mme de Longueville de se rendre à Libournc, où il arriva en même temps qu'elles. Il y demeura un jour seulement, et y donna les ordres^ qui dépendoient de lui, pour empêcher le progrès^ du mal que la division commençoit de faire naître dans son parti et dans sa famille ^ .
Il partit ensuite avec*'* le duc de la Rochefoucauld, pour aller joindre le prince de Conti, qui étoit avec ses
p. 434-432. La ville capitula aux mains de du Plessis-Bellière et
de Montausier.
I . *Taillebourg étoit assie'gé et près de suivre. [Ms. H^ réd. i er 2.I 3. Taillebourg capitula en effet dans les derniers jours de mars.
3. François d'Épinay, marquis de Saint-Luc, lieutenant du Roi en Guyenne et gouverneur de Montauban, mort en 1670. Voyez, sur la famille Saint-Luc une historiette de Tallemant des Rèaux, tome IV, p. i^^-iSi.
4. Bourg de Gascogne (Lot-et-Garonne), à deux lieues d'Agen. Il avait été pris le 2 février ; voyez V Histoire de la guerre de Guyenne, par Balthazard, p. 3i4.
5. Et quelque autre petite ville peu importante. [Ms. H, réd. i et 7.)