Voyez ci-dessus, p. SaS, note
4. Le Pergam, le Pergan (orthographe de Gassini) , le Pirgam (Mémoires (/e Balihazar, p. 3 19) ou le Perguain (Relation du temps, citée par M. de Cosnac, tome I, p. 480). G'est le Pergain-Taillac, sur la rive gauche du Gers (Lot-et-Garonne), à l'est de Staffort. — Voyez, sur le rôle que joua la Rochefoucauld en cette affaire, les Mémoires de Ckouppes, p. 161 et suivantes.
i4o MÉMOIRES. [iG-ia]
Quelque temps après que Monsieur le Prince fut arrivé à Agen avec toute son infanterie, on vit paroître quelques escadrons de l'autre côté de la rivière, qui s'étoient avancés pour prendre des bagages qui étoient prêts de passer Teau; mais ils furent repoussés avec vigueur par soixante maîtres du régiment de Montespan, qui donnèrent tout le temps nécessaire à des bateaux chargés de mousquetaires d'arriver et de faire retirer les ennemis. Ce jour même, Monsieur le Prince sut que sa cavalerie étoit arrivée à Sainte-Marie sans avoir combattu ni rien perdu de son équipage, et que ses gardes se défendoient encore dans le Pergam, sans qu'il y eût toutefois apparence de les pouvoir secourir. En effet, ils se rendirent prisonniers de guerre le lendemain, et ce fut tout l'avantage que tira le comte d'Harcourt d'une occasion où. sa fortune et la négligence des troupes de Monsieur le Prince lui avoient offert une entière victoire ^ .
I. Voyez le Journal de tout ce qui s'est passé entre r armée du Roi, commandée par le comte d'Har court, et celle de Monsieur le Prince, depuis le 22 février i652, avec les particularités et la marche de leurs armées es pays de Guyenne, Périgord et Xaintonge^ Paris, Jacques Clément, i652. — Ici finit le chapitre dans le manuscrit D delà Roche-Guyon ; le ms. H (réd. i et 2) contient, en manière de transition, une phrase de plus qui, dans la copie C de la Roche-Guyon, se trouve reportée, avec de grandes modifications, au commencement de l'alinéa suivant. Voici cette phrase, qui se lit aussi à la fin de la partie v dans celles des anciennes éditions où cette partie se trouve : « Ces mauvais succès furent bientôt suivis de la sédition d'Agen, et obligèrent Monsieur le Prince à tourner ses principales espérances du côté de Paris, et d'y porter la guerre, comme on le verra dans la suite {comme je dirai ci-après, réd. i et anc. éd.). «
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