A la confiance de 3Ionsieur. {Ms. H, réd. 1 et
10. Les mots : « et qui vouloit se faire cardinal», sont omis dans le ms. H (réd. i et 2) et dans les anciennes éditions ; en revanche, ces textes, avant augmentait., ajoutent : « appuyoit ce conseil et.... J)
3',G MÉMOIRES. [i652]
avancer ou retarder les progrès de Tarmée, selon qu'il conviendrolt à ses intérêts particuliers '.
D'autre côté, M. de Chavigny écrivit plusieurs fois à INIonsieur le Prince, pour le presser de quitter la Guyenne, et de se rendre à l'armée", où sa présence étoit absolument nécessaire. Il lui représentoit que, si elle venoil à se détruire, toutes ses ressources étoient perdues, et que, si au contraire il faisoit* des progrès dans le Royaume à la vue du Roi, il rétabliroit, en un moment, non-seulement la Guyenne, mais tout le reste de son parti*. Ce n'étoient pas là les seules raisons de M. de Chavignv; il avoit des desseins bien plus relevés^ : il prétendoit gouverner INIonsieur en lui faisant connoître qu'il gouvernoit Monsieur le Prince, et s'assuroit aussi de se rendre maître de la conduite de Monsieur le Prince en lui faisant voir qu'il l'étoit de celle de Monsieur. Ses pi'ojets alloient encore plus loin ® : dès le commence-
1. Ses irrésolutions. Cet avis de retenir l'armée au deçà de la rivière de Loire la rendoit non -seulement inutile à Monsieur le Prince, de qui le Coadjuteur étoit ennemi déclaré, mais le rendit lui-même (il se rendoit lui-même par là, réd. i.) plus considérable à la cour, en y faisant {en faisant, réd. i) voir qu'étant maître de la conduite de Monsieur, il pouvoit {aussi, réd. i) avancer ou retarder les progrès de l'armée; et il avançoit par ce moyen {et par ces moyens il avançoit, réd. i) son dessein d'obtenir le chapeau de cardinal. {Ms. H, réd. i et 2.)