Dès qu'on tira. {Ms. //, réd. i et
7. Cette panique est une de celles auxquelles a pu songer la Rochefoucauld lorsqu'il écrivit sa maxime ai5, sur le courage et la poltronnerie, tome I, p. n5 et 116.
8. Voyez les Mémoires de Mme de Motteville, tome IV, p. 3 et 4, et ceux de Mademoiselle, tome II, p. 62-65.
9. Suivi un tel exemple. {Ms. H, réd. i.) — Dans les anciennes éditions : o suivi l'exemple de la noblesse. »
MÉMOIRES. [i652] 377
Monsieur le Prince et ce qui étoit demeuré auprès de lui ne les eussent arrêtés, et ne les eussent fait entrer dans Saint -Denis par de vieilles brèches* qui n'étoient point défendues. Alors tout ce qui l'avoit abandonné le vint retrouver, chacun alléguant une raison particulière pour s'excuser', bien que la honte leur dût être commune ^ Les Suisses voulurent défendre quelques barricades dans la ville ; mais, étant pressés, ils se retirèrent dans l'Abbaye, où ils se rendirent, deux heures après, prisonniers de guerre. On ne fit aucun désordre aux habitants ni aux couvents*, et Monsieur le Prince se retira à Paris, laissant Deslandes, capitaine de Condé*, avec deux cents hommes, dans Saint-Denis*. La ville fut reprise ', dès le soir même *, parles troupes du Roi ; mais Deslandes se retira dans l'église, où il tint trois jours. Quoique cette action ne fût pas considérable', elle ne laissa pas de disposer le peuple *•* en faveur de Monsieur le Prince : la plupart des bourgeois se vantoient de
I. ** Par des vieilles brèches. (Ms. H, réd. 1 et 2.) a. *Pour excuser sa fuite. {Ms. H, réd. i.)
3. Mme de Motteville (tome IV, p. 4) s'exprime, à ce sujet, en termes presque textuellement conformes à ceux de la Rochefoucauld, à tel point que son récit semble calqué sur celui de ce dernier; nous avons eu déjà d'autres occasions de remarquer de tels rapports.
4. -j- Aux couvents. (3/j. H, réd. 1 et :i.) — Dans les éditions postérieures à 1688 : « aux couvents î.