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MÉMOIRES. [iGîa] Scji
tillon envers Monsieur le Piince*, elle lui inspireroit les sentiments qu'il voudroit*, et qu'ainsi il disposeroit de l'esprit de Monsieur le Prince, par le pouvoir qu'il avoit sur celui de Mme de Chàtillon. Le duc de la Rochefoucauld, de son côté, avoit alors plus de part que nul autre ^ à la confiance de ^Monsieur le Prince, et se trouvoit en même temps dans une liaison étroite avec le duc de Nemours et Mme de Chàtillon. Il connoissoit l'irrésolution de Monsieur le Prince pour la paix; et, craii,mant, ce qui arriva depuis*, que la cabale des Espagnols et celle de JNIme de Longueville ne se joignissent ensemble pour éloigner Monsieur le Prince de Paris, où il pouvoit traiter tous les jours sans leur participation, il crut que l'entremise de Mme de Chàtillon pouvoit lever tous les obstacles de la paix. Dans cette pensée, il porta Monsieur le Prince à s'engager avec elle, et lui donner la terre de Marlou en propre ^ Il disposa aussi Mme de Chàtillon à ménager Monsieur le Prince et M. de Nemours, en sorte qu'elle les conservât tous deux, et il fit approuvera M. de Nemours cette liaison, qui ne lui devoit pas être suspecte, puisqu'on vouloit lui en rendre ® compte, et