fVers elle. (Ms. H, réd. i et
9. Avec de grandes apparences. {Ms. H, réd. i.) — Voyez la Muze historique, p. 287, lettre du 28 avril, déjà citée.
MEMOIRES. [iGri] 39?
solides de cette négociation*: il gagnoit du temps, il augmentoit le soupçon des cabales opposées, et il amusoit Monsieur le Prince à Paris, sous Tespérance d'un traité, pendant qu'on lui ùtoit la Guyenne, qu'on prenoit ses places % que l'armée du Roi', commandée parM.de Turenne et par le maréchal d'Hocquincourt, tenoit la campagne, lorsque la sienne * étoil retirée dans Etampes. Elle ne put même y demeurer longtemps sans recevoir une perte considérable; car M. de Turenne avant avis que Mademoiselle, revenant d Orléans, et passant par Etampes, avoit voulu voir l'armée en bataille, il' fit marcher ses troupes®, et arriva au faubourg d'Etampes^, avant que celles de l'armée des Princes fussent rentrées, et en état de défendre le faubourg®. Il fut forcé et pillé', et M. de Turenne et le maréchal d'Hocquincourt se retirèrent en leur quartier, après avoir tué mille ou douze cents hommes des meilleures troupes
I. <r Qui ressembloit, dit une note de l'édition de 1688, à celle de la poule avec le renard. »
a. ** Qu'on lui prenoit ses places. (Ms. H, réd. i.) 3. ** Et que l'armée du Roi. {Ms. H, réd. i et 1.) 4- **Et que la sienne. {Ms. //, réd. 1 et 2.)
5. Cet // superflu manque dans le ms. H (réd. i et 2) et dans les anciennes éditions de la première série.
6. De Chastres-sous-Montlliérj (aujourd'hui Arpajon), où elles étoient cantonnées, coupant ainsi à l'armée des Princes les communications avec Paris.
7. « Je partis le 2 de mai d'Orléans, dit Mademoiselle (tome II,
p. 47^148), et j'allai à Etampes A un quart de lieue d'Etampes
tous les généraux et quantité d'officiers vinrent au-devant de moi.... J'y voulus voir toute l'armée en bataille; mais les officiers en firent quelque difficulté, disant que les ennemis pourroient par ce moyen savoir au vrai le nombre qu'ils étoient : ce qui arrêta fort court ma curiosité, aimant mieux me priver de cette satisfaction que de faire la moindre chose qui pût nuire au parti. »