Avec lequel néanmoins. (3/s. H, réd. i
4. Le duc Charles III (ou IV) de Lorraine, beau-frère de Monsieur, s'était en effet offert et vendu aux deux partis en véritable condottiere qu'il était, sans se piquer de plus de fidélité envers l'un qu'envers l'autre. Tandis que la cour traitait avec lui, ce prince, qui n'avait plus d'Etats, mais qui avait toujours une armée, s'engageait, par un autre arrangement, en date de janvier i652, à mettre au service de Condé et du duc d Orléans ses vieux régiments, moitié allemands, moitié lorrains. On verra plus loin par quel biais il sortit d'embarras.
5. Par-dessus tout cela, il semble que l'on considéra encore moiias. {Ms. H, réd. I .)
6. Les troupes du Roi attaquèrent Etampes dès le 26 mai, par la rive gauche de la Juine; mais toute la rive droite demeura libre. Mademoiselle dit (tome II, p. 70) que Turenne assiégea cette place contre son gré, son armée n'étant pas assez forte pour la pouvoir investir dans les formes, et les troupes des Princes qui s'y trouvaient, sous le commandement de Tavannes et de Clinchamp, n'étant composées que de soldats d'élite. — Voyez, au sujet de ce fait d'armes, les Mémoires de Navailles, p. 83, et dans la Bibliographie des Mazarinades (tome III, p. 364 et 365) la liste des pièces relatives au siège d'Etampes.
MÉMOIRES. [i652] SgS
le Prince eût alors* uu extrême désir de la paix, on ne la pouvoit raisonnablement attendre', jusques à ce que le succès d'Etampes en eût ré<i^lé les conditions. Les partisans de la cour se servoient' de celte conjoncture pom* gagner le peuple, et pour faire des cabales dans le Parlement; et bien que M. d'Orléans parut* très-uni avec Monsieur le Prince, il avoit tous les jours ^ des conférences particulières avec le cardinal de Retz , qui s'attachoit principalement à détruire toutes les résolutions que Monsieur le Prince lui faisoit prendre.
Le siège d'Etampes continuoit toujours, et, quoique les progrès de l'armée du Roi ne fussent pas considérables, les bruits qui se répandoient^ dans le Royaume lui étoient avantageux, et Paris attendoit M. de Lorraine' comme le salut du parti. Il arriva enfin, en suite de plusieurs remises * , et après avoir donné beaucoup de soupçon de son accommodement avec le Roi; sa présence dissipa' pour un temps cette opinion, et on le reçut