A Paris. (Ms. H, réd. i et
9. On lit en effet ce qui suit, dans une relation du temps (/?<"-
MEMOIRES. [i6')i] 4o5
avoient ménagé qu'on y verroit, comme d'un lieu neutre, l'événement de cette affaire. Monsieur le Prince retint' auprès de lui ce qui s'y trouva de ses domestiques, ou de personnes de qualité qui n'avoient point de commandement, et qui étoient au nombre de trente ou quarante, et en forma un escadron*. M. de Turenne disposa ses attaques avec une extrême diligence', et avec toute la confiance * que peut avoir un homme qui se croit assuré de la victoire ; mais, lorsque ^ ces gens détachés furent à trente pas du retranchement, Monsieur le Prince sortit avec l'escadron que j'ai dit, et, se mêlant l'épée à la main, défit entièrement le bataillon qui étoit commandé, prit des officiers prisonniers , emporta les drapeaux, et se retira dans son retranchement. D'un autre côté, le marquis de Sainl-Mesgiin ® attaqua le poste qui étoit défendu par le comte de Tavanues, lieutenant général, et par Lanques^, maréchal de camp. La résitance y fut si grande, que le marquis de Saint-Mesgrin, voyant que toute son infanterie mollissoit, emporté de chaleur
bliographie des Mazarinades , tome III, p. 79) : « N'est-il pas étrange que les bourgeois aient fait piller aux crocheteurs le bagage de Messieurs les Princes , pendant qu'ils s'occupoient à faire tirer le canon et essuyer les canonnades ennemies, et qu'ils hasardoient leurs vies pour leur service. »