Se préparoit de faire. {Ms. H, réd. i et a
8. Qui avoient été jusque-là spectateurs. {Ms. H, réd. i et 2.) — Voyez ci-dessus, la note 4 de la page 404.
MÉMOIRES. [i652] 4i3
lui, augmentoit* encore FiiTésolution et le trouble de son esprit, en formant des difficultés sur tout ce qu'il proposoit*; d'autre part, la porte Saint- Antoine étoit (tardée par une colonelle de bourgeois', dont les officiers, qui étoient gagnés de la cour, empèchoient presque également de sortir de la Ville et d'y entrer *. Enfin tout y étoit mal disposé pour y receyoir Monsieur le Prince et ses troupes, lorsque Mademoiselle, faisant un effort sur l'esprit de Monsieur son père, le tira de la léthargie où le tenoit le cardmal de Retz'. Elle alla porter ses ordres à la Maison de Ville pour faire prendre les armes aux bourgeois; en même temps, elle commanda au gouyeineur de la Bastille ^ de faire tirer le canon sur les troupes du Roi ^, et, reyenant à la porte Saint -Antoine, elle disposa non-seulement tous les bourgeois à receyoir Monsieur le Prince et son armée, mais même à sortir et à escarmoucher, pendant que ses troupes rentreroient. Ce qui acheya encore d'émouvoir le peuple en faveur
1. **Le cardinal de Retz étoit auprès de lui, qui augmentoit. (Ms. H, réd. i et a.)
2. « Le duc d'Orléans étoit au Luxembourg, dit Mme de Motteville (tome IV, p. 31 et aa), obsédé par le cardinal de Retz, qui vouloit se défaire du prince de Condé et le laisser périr. Il disoit qu'il avoit fait son accommodement avec la cour, et que ce combat étoit une comédie. » Voyez aussi Retz^ tome IV, p. ^i et 43, éd. Ch.
3. On appelait proprement colonelle, dans la milice bourgeoise, et dans l'infanterie en général, la compagnie qui était directement commandée par le colonel.