Dans une révolte secrète
1 1 . Toutes ressources. [Ibidem.)
12. Rendu le i3 mai 1648. — « (L'arrêt d'union) de tous les parlements ensemble, par oîi il (le parlement de Paris) montra que son intérêt particulier lui avoit fait prendre une résolution qu'il n'avoit pas prise tant que l'oppression n'étoit tombée que sur le peuple. » (Note de l^édiiion de 1688.
i3. Il y a dans les temps une discordance qui est ainsi corrigée dans les di-
APPENDICE AUX MEMOIRES. 5oj
ration. Les noms de partisan' et d'Emery tombèrent dans l'exécration publique ; chacun déclame contre l'exaction violente des traitants , la puissance démesurée des intendants, la cruauté des fusiliers*, ces contraintes rigoureuses contre le peuple', parla venle de leurs biens, l'emprisonuement de leurs personnes, la solidité réelle des tailles^; bref, cette oppression dernière et visible" à la vie, à la liberté et aux biens de tous les sujets du Roi. Le Parlement, paroissant touché des misères publiques, reçoit les supplications des malheureux, offre de leur faire justice, et, par la part qu'il témoigne prendre aux souffrances des peuples, acquit leur bienveillance à un point® qu'ils sont respectés comme leurs dieux vengeurs et libérateurs'.
Je ne prétends pas faire un récit des assemblées des chambres, des matières qu'on y a traitées, des avis et résultats, et des remontrances de la Compagnie, portées par le premier président Mole* à Leurs Majestés : assex de Mémoires en sont remplis^ : il me suffit de dire qu'ilyavoit trois sortes de partis dans le Parlement. Le premier étoit des Frondeurs , nom donné par raillerie à ceux qui étoient contre les sentiments de la cour. Ces gens-là, étant touchés de désir'" d'arrêter le cours des calamités présentes, avoienl le même objet, quoique par un différent motif, que ceux qui étoient
■verses éditions : « exposants [sic]..., en demandant » (i66a-64, 1717); « exposiiut..., et en demandant » (1804,26,38); « et exposant,.., en demandent » (1688-1754).