De la la Loire. (1662-1838.) — 9. Et trouvoit. [Ibidem
APPENDICE AUX MEMOIRES. 5i3
son génie ne soit pas des plus relevés, sa présence, son langage et ses manières j)opiilaires', avec une conduite assez adroite'', lui acquirent l'amour du peuple de Paris, d'autant* qu'il le croyoit irréconciliable avec le Cardinal parloflense de sa prison, dont il ne déchut* que lorsqu'il fut contraint par la révolution de ses affaires'' de se raccommoder ' avec lui.
Cependant les troupes du Roi occupoient tous les postes des environs de Paris, et quoique le Parlement en eût un plus grand nombre, ses généraux; ne faisoient aucun effort pour ouvrir un passage, si bien que les vivres ne veuoient qu'avec difficulté, hors du côté de la Brie, parce que Monsieur le Prince n'avoit pu mettre garnison à Brie-Comte-llobert, poiu- ne point diviser ses forces, et même avoil abandonné Charenton, dont le prince de Conti s'étoit emparé , qu'il avoit ^ fait fortifier , et y avoit mis trois mille hommes sous la charge de Clanleu *. Cela fît résoudre ^Monsieur le Prince d'attaquer ce poste qui assuroit les convois^ des Parisiens, et aussi ])our doimer de la terreur à ses armes; et y étant donc allé le huitième de février avec M. le duc d'Orlc'ans et tous les princes et seigneurs de la cour, il en commit l'attaque au duc de Châtillon, et lui se posta *", avec la cavalerie, sur une éminence, pour empêcher le secours de Paris. Le duc exécuta ses ordres avec toute la valeur possible; mais, à la dernière bairicade , il reçut un coup de mousquet au travers du corps, dont il mourut le lendemain en la fleur de son âge , regretté des deux partis pour ses belles qualités, et à la veille des dignités que ses services lui auroient acquises ' ' . Cette prise décrédita fort dans Paris '- les généraux et les troupes du Parlement, et passa pour miraculeuse en la personne de Monsieur le Prince, d'avoir emporté une place en pré-